Les états inventés d’Amérique

Les états inventés d’Amérique, ou la puissance d’un somnifère. ♥

La barre était-elle un peu trop haute? Quoi qu’il en soit, ce documentaire prétendant révéler l’essence même de l’échec fulgurant du rêve américain échoue lui aussi, arrivant très mal à combler l’attente qu’il avait provoqué. Long, lourd et assommant, ce documentaire dirigée par Alberta Nokes ne pu garder assis moins de la moitié des spectateurs, les autres ayant quitté bien avant le premier 30 minutes du film.

 

Donc, pendant dix ans, le photographe Pierre Guimond explore les États-Unis et prend plus de 18 000 photos. Utilisant la technique du photomontage, il crée une mosaïque des États-Unis, revisitant ainsi les victoires et les échecs du rêve américain.

 

On ne peut nier que les premières minutes sont plutôt captivantes. Le film s’annonce riche et intense, images et musique à l’appuie. Mais rapidement, l’idée que nous avions du photomontage est balayée par un manque flagrant de dynamisme. L’idée de départ s’emmêle et la narration insiste sur le fait que le principe du photomontage est génial, transcendant. Mais le film ratisse trop large et le manque de dynamisme crée un effet somnifère. Les images modifiées ne sont pas assez puissantes pour poussez la réflexion aussi loin que ce que la narration propose. Toutes les choses qu’on nous dit sur l’Amérique sont connues par tous. La réflexion n’est pas nouvelle, ce n’est qu’un résumé de tout ce que l’on sait déjà.

 

Au final, incapable de relever le défi qu’il se pose lui-même, Les états inventés d’Amérique remâche pendant 86 interminables minutes l’idée d’une Amérique paradoxale, dans un tourbillon d’images à la fois fortes et faibles.

Auteur: Simon Plante

Les états inventés d’Amérique (Bande-annonce) from Diffusion Multi-Monde on Vimeo.

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