Louis Cyr

Adaptation biopic de la vie d’une figure marquante du Québec… Sympathique ♥♥♥
Louis Cyr, issu d’une famille d’ouvriers de Lowell, décide un jour de prendre sa destinée en main et de devenir l’homme le plus fort du monde.

Après avoir été floués par un gérant malhonnête, sa femme et lui reviennent à Montréal et montent un spectacle d’hommes forts. Bientôt, les Américains sont intéressés par le personnage et l’invitent à parcourir le pays pour démontrer ses talents. Il impressionne alors les foules et établit de nombreux records de force. Quand sa fille démontre de l’intérêt envers le milieu de la force, Louis décide de l’inscrire au pensionnat, de peur qu’elle devienne, comme lui, une bête de cirque illettrée.

Notre avis (note : 3/5)

Si l’on sait aujourd’hui que le film a mis huit ans à se monter, le jour tant attendu arrive en ce vendredi 12 juillet ! A coups de grand renfort de promotion, Louis Cyr sort enfin sur les écrans québécois et, on l’espère, ne devrait pas se planter.

Car c’est véritablement une fresque d’époque relatant l’histoire du colosse québécois auquel Daniel Roby s’est frotté. Ouf, la réalisation est réussie et même de bonne facture malgré un format très long (deux heures dix).

Antoine Bertrand y incarne cette fierté, l’homme le plus fort du monde, et trouve un registre différent des comédies dans lesquelles il est récemment apparu. Il a d’ailleurs, pour les besoins du tournage, du manger de quatre à cinq livres de viande par jour et se préparer pendant neuf mois au niveau musculaire.

Les aventures de son personnage le mèneront à faire une tournée d’abord au Québec puis au Canada avant de terminer avec une excursion en Europe non sans jamais oublier d’évoquer avec tendresse son illettrisme ainsi que les conséquences de ses actes (à la fois physique et familiales). Si certains faits sont à noter (comme son incapacité à écrire combiné à un bilinguisme irréprochable) le film de Daniel Roby (Funkytown) réserve toutefois de beaux moments d’émotions qui viennent idéalement ponctuer le récit accompagné d’une musique très étudiée.

Se pose toutefois l’intérêt réel des biopics qui se font plus que nombreux désormais. Quel intérêt que de raconter une histoire connue (dans la majeure partie des cas) ou l’inventer pour partie sans apporter d’enjeux réel ?

De savoir que Christian Larouche (producteur) songe à produire un long métrage sur la fille de Louis Cyr, Emiliana Cyr-Aumont, dont la vie fut une tragédie est plutôt désolant. Plutôt que de vouloir intégrer dans un inconscient populaire des images, peut-être serait-il plus captivant de chercher à apporter quelque chose de différent.

Trouver un angle ou un traitement à un biopic est une chose; le rendre intriguant tel un Gainsbourg vie héroïque en est une autre !

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