Le Grand Méchant Loup

Remake plutôt inégal de l’œuvre québécoise de Patrick Huard ♥♥

Il était une fois trois frères qui vivaient heureux. Du moins le pensaient-ils. Un jour leur maman eut un accident.Alors Henri, Philippe et Louis se mirent à se questionner sur le sens de leur vie. Une grande vague de doutes pour ces quarantenaires versaillais sans histoire, qui suffit à leur faire entrouvrir la porte à l’inédit, à l’interdit, à l’aventure… au Grand Méchant Loup!

De maison de paille en maison de bois, le loup aussi sexy soit-il délogera-t-il nos trois frères ? Et l’hôtel particulier en pierre de taille de l’aîné, est-il vraiment si solide ? Et si au bout du compte la vie d’adulte n’était pas complètement un conte pour enfant ?

Nicholas et Bruno sont deux scénaristes inséparables depuis 99 francs et passés réalisateurs de comédies depuis 2007. Plutôt appréciés par le milieu, leur précédent film, La personne aux deux personnes, n’avait déjà pas trouvé son public.

Sorti ce été dans les salles françaises, Le Grand Méchant Loup a été un gros échec ne réunissant que 300 000 entrées ce qui est dérisoire lorsqu’on sait que le dernier Michael Youn a dépassé le million d’entrées…

Pourtant, ces derniers avaient mis le paquet : Recherche scénaristique et clin d’œil incessants aux « 3 petits cochons »; Casting impressionnant : Outre les trois acteurs principaux, chacun a deux actrices à lui seul et pas n’importe lesquelles : Kad Merad oscille entre Christiana Reali et l’excellente Zabou (ici dans un rôle plutôt fade); Benoit Poelvoorde en pince pour la sympathique Charlotte Le Bon alors qu’il devrait s’attarder sur Valérie Donzelli. Enfin Fred Testot est partagé entre la tordante Lea Druker et Lin Dan Pham. Un casting plutôt incroyable.

S’il n’est pas exactement le remake des Trois petits cochons de Patrick Huard, Le Grand Méchant Loup en est fortement inspiré. L’écriture est sympathique mais un poil de perversité aurait grandement aidé le récit qui finit par faire face à des problèmes de rythme : Ainsi l’histoire de Poelwoorde est plutôt fade au contraire de celle de Fred Testot et on aurait vivement apprécié une Zabou plus incisive dans cellede Kad Merad.

Ce qui permet de ne pas décrocher est l’aspect moderne et classieux de l’histoire ainsi que la présence de ce casting plutôt exceptionnel !

Malheureusement on aura vite oublié cette nouvelle partition de Nicholas et Bruno…

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