La grande bellezza [la grande beauté]

Rome immortelle, soirées décadentes et remise en question existentielle – ♥♥♥½

Jep Gambardella est un écrivain en panne d’inspiration et gagnant sa vie comme journaliste et critique de théâtre. Grand séducteur et roi des mondains, il passe ses nuits à parcourir les soirées huppées et décadentes de la haute-bourgeoisie romaine. En fêtant ses 65 ans, il décide de ne plus faire ce qu’il n’a pas envie de faire. “Sensible et destiné à l’écriture”, il part à la recherche de la grande Beauté (La grande Bellezza), dans ses souvenirs, pour retrouver l’inspiration. 

la_grande_bellezzaEntre Rome éternelle magnifiquement filmée et soirées décadentes et clinquantes, Paolo Sorentino nous offre un magnifique portrait d’un homme, Jep Gambardella (très solidement porté par Toni Servillo), auto-intitulé « roi des mondains », mais qui ne se retrouve plus dans ce monde de la nuit, de l’artifice et des faux-semblants. On s’intéresse ici à ce qu’il y a derrière les lumières des fêtes orgiaques (rappelant les fameuses soirées “bunga bunga” de Silvio Berlusconi), derrière les masques et les apparences sociales pour se rapprocher des aspirations profondes de Jep. Très bien écrit, le film nous transporte à Rome et dans ses soirées et nous fait naviguer entre humour léger et moments d’émotion et d’introspection silencieuse. La caméra un peu trop virevoltante et les quelques longueurs ne nous empêchent pas de passer un bon moment et de profiter pleinement de quelques scènes à noter dans les grands moments de cinéma.
Pays d’origine : coproduction Italie-France, Durée : 142 min., Réalisateur : Paolo Sorrentino, Scénaristes : Paolo Sorrentino et Umberto Contarello, Producteurs : Francesca Cima et Nicola Giuliano, Distribution : Serena Grandi, Vernon Dobtcheff, Sabrina Ferilli, Toni Servillo, Isabella Ferrari, Carlo Verdone, Giorgio Pasotti.
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