Elle s’appelait Sarah

Une fresque larmoyante des plus réussies
Soixante ans après les faits, une journaliste enquête sur la rafle du Vél’ d’Hiv où, entre le 16 et le 17 juillet 1942, plus de 13 000 Juifs, dont la jeune Sarah, furent emmenés par la police française vers un funeste destin. D’informations en révélations, la reporter s’aperçoit que le drame la concerne plus qu’elle ne le pensait.
Aux antipodes d’une « rafle » qui se voulait historique…cette histoire plus romancée a le mérite de nous tenir en haleine grâce notamment à ses personnages et la construction de son récit.
En effet, le roman de Tatiana de Rosnay est très bien construit et documenté : Le voyage et la fuite de ses héros à l’ère moderne parait complètement justifié afin d’effacer les traces de souvenirs si atroces. Au centre du récit, deux figures féminines sont terriblement émouvantes. D’un côté, la mère, fabuleuse Kristin Scott Thomas, dont le visage éclaire toutes les scènes (comme à son habitude devrait-on dire). De l’autre, l’enfant, extraordinaire Mélusine Mayance.

 

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