Rundskop (Bullhead)

Un film d’une intensité incroyable porté par un acteur phénoménal (rien que ça)

L’HISTOIRE : Jacky Vanmarsenille est éleveur. C’est un être    renfermé, imprévisible et parfois violent… Aux côtés d’un vétérinaire sans scrupule, il s’est forgé une belle place dans le milieu du trafic d’hormones. Mais l’assassinat d’un policier fédéral    et sa rencontre avec un ancien ami d’enfance, qui partage avec lui un tragique secret, bouleverse le marché que Jacky doit conclure avec le plus puissant des trafiquants de Flandre…  

Il y a comme une atmosphère malsaine dans Bullehead…comme un léger brouillard qui empêche le spectateur de bien saisir tous les    personnages.

Très vite une fascination arrive…

La tension s’installe, la suspicion également…et l’on se surprend à apprécier le tout…ce polar violent et tortueux….

Si le long flash-back central, finit par tuer une partie du suspens, l’émotion qui en ressort amène le spectateur dans des sentiments étonnants…. Ce dernier finit par se sentir bien dans la violence de l’histoire…sans en ressentir un seul remord.

On suit alors le futur grand Matthias Schoenaerts, acteur sculptural mais au regard triste…

Finalement, derrière le polar violent se cache la douleur de cette « tête de bœuf » …pour qui l’on sera épris de compassion…forcement    !

Il émane de Bullehead une bizarrerie et une force similaire à un « Requiem for a dream » ou à un « Twelve Monkeys »…

Michael R. Roskam signe ici un premier long métrage phénoménal…qui n’a pas volé sa place en compétition pour l’oscar du meilleur film étranger l’an dernier.

A voir et à revoir

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