The crash reel

« C’est les risques du jeu! » – ♥

Se préparant pour les Jeux olympiques d’hiver de 2010, Kevin Pearce est victime  d’un accident, lui laissant de graves lésions cérébrales traumatiques. La détermination de Kevin et le soutien indéfectible de sa famille et ses amis lui permettent de retrouver la santé. Mais plus qu’une chose ne compte pour lui : revenir au plus vite à la compétition, alors que même un petit coup à la tête pourrait le tuer.

The_crash_reel_portraitAnnoncé comme une réflexion sur l’industrie des sports extrêmes, qui profiterait sans scrupules des risques des athlètes, le nouveau documentaire de Lucy Walker (doublement nominée à l’Oscar du meilleur documentaire pour Waste Land puis The tsunami and the cherry blossom) n’aborde que très superficiellement le thème. On assiste donc ici à un récapitulatif survolté et épileptique de sa carrière, entre extraits de films de famille et d’amis, images des compétitions gagnées et annonces de la victoire promise aux Jeux Olympiques de Vancouver, jusqu’à sa lourde chute à Park city (Utah). On suit alors le jeune sportif dans sa rémission, longue et douloureuse pour lui et pour son entourage.

La réalisatrice colle au « style » des films de sports extrêmes, avec un rythme survolté et une musique très forte proposant les grands standards du moment (Underworld, Chemical Brothers, Moby et Sigur Ros). Si vous êtes fan de snowboard, de free-style ou de sports extrêmes, vous pourrez suivre avec intérêt ce film. Sinon, vous risquez de trouver le temps long dans ce collage d’extraits vidéo et d’entretiens avec la famille et les amis de Kevin Pearce. Tire-larmes, avec une musique omniprésente, le film donne l’impression d’un reportage télévisuel, sans aucune réelle réflexion sur de nombreuses pistes pourtant intéressantes, comme l’addiction des sportifs à l’adrénaline de leur sport, leur enfermement dans un entraînement acharné depuis leur plus jeune âge, par choix ou par imposition extérieure, les sponsors des sportifs de haut-niveau ou encore le rapport à la mort très fataliste de ces derniers, avec l’exemple malheureux de Sarah Burke.

Réalisatrice : Lucy Walker, production : Julian Cautherley & Lucy Walker, image : Nick Higgins, montage : Pedro Kos, Son : D. Chris Smith & Lucy Walker, pays : États-Unis, durée : 107 min.

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