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Joy…to the world!

En rendant ses œuvres plus accessibles (et par là même admissibles aux Oscars), David O.Russel s’est certes adjoint un public plus large, mais au détriment d’un cinéma authentique et novateur : un scénario factice, prétexte au déploiement de bons sentiments à l’américaine avec une morale parfois douteuse. On peut se demander si, pour un metteur en scène, le comble ne consiste pas à vouloir montrer l’audace d’une femme qui veut à tout prix réussir, et en manquer cruellement dans la réalisation d’un film prévisible du début è la fin.

Le cœur de Madame Sabali: battre la mesure à contretemps

Si l’idée de départ était séduisante, on aurait aimé que la construction narrative fût plus étoffée et dotée d’une vraie finalité. Toujours est-il qu’en nageant à contre courant, Le coeur de Madame Sabali est bien une comédie de l’absurde, légèrement poussive, entre quiproquos et gags à répétition, dont le charme se manifeste grâce à une facture visuelle riche en couleurs et à l’interprétation enjouée et captivante de Marie Brassard.

Discount: Que le meilleur gagne !

Avec Discount, Louis-Julien Petit réalise un film drôle, bien que caricatural, qui se solde par une avalanche de situations secondaires souvent maladroites mais à l’énergie toujours spontanée. Prenons-le pour ce qu’il est : un bon divertissement un peu trop pressé de jouer dans la cour des grands dont le cousin Ken Loach, lui, dissimule derrière l’humour des émotions beaucoup plus profondes et complexes qu’il n’y paraît.

Marguerite et Julien: l’amour sans frontières

Si, de prime abord, il n’est certes pas facile de s’identifier au couple, la metteur en scène se questionne sur l’inné et l’acquis en filmant la naissance de leurs sentiments et les troubles qui les accompagnent. Comme à son habitude dans son cinéma, c’est l’amour qui jette son dévolu sur les personnages et non l’inverse.

Lola Pater: je règle mon pas sur le pas de mon pater

Maintes fois explorée sur grand écran ces derniers temps, de Boys don’t cry à Transamerica en passant par 52 Tuesdays ou encore The Danish girl, Nadir Moknèche trouve le ton juste sans pour autant approfondir ou établir un quelconque travail sur l’identité de genre. Ici on ne s’intéresse pas au passé de Lola et à ses motivations de transformation, mais plutôt à son bagage émotif qui rend difficile la reconnexion avec son fils. C’est en somme un film tourné vers l’avenir, certes maladroit et quelques fois poussif dans ses effets, mais néanmoins empreint d’espoir grâce à une sincérité troublante qui vient souvent toucher une corde sensible chez le spectateur.

Le garagiste: le vague à l’âme d’une œuvre philantropique

S’il est une chose que l’on ne reprochera pas à Renée Beaulieu, c’est d’écrire et filmer avec le cœur. Tour à tour, on est ému, tourmenté et soulagé. Ici pas de fioritures, ni d’artifices, elle filme la vie de gens ordinaires qui essayent de réparer leurs erreurs tout en restant libres. Ici le trépas n’effraie pas. Ici, on se sent bien entre ses mains qu’on a déjà hâte de retrouver.