Attila Marcel

Premier film en prise réelle pour le réalisateur des Triplettes de Belleville… Mi-figue…mi-raisin…♥♥½

Paul a la trentaine, il vit dans un appartement parisien avec ses tantes, deux vieilles aristocrates qui l’ont élevé depuis ses deux ans et rêvent de le voir devenir pianiste virtuose. Sa vie se résume à une routine quotidienne, entre le grand piano du salon et le cours de danse de ses tantes où il travaille en tant qu’accompagnateur. Isolé du monde extérieur, Paul a vieilli sans jamais avoir vécu… Jusqu’au jour où il rencontre Madame Proust, sa voisine du quatrième étage. Cette femme excentrique possède la recette d’une tisane aux herbes capable, grâce à la musique, de faire ressurgir les souvenirs les plus profondément enfouis. Avec elle, Paul va découvrir son histoire et trouver la clé pour vivre enfin sa vie…

Attila Marcel aurait pu avoir la fantaisie de l’univers d’un Jean Pierre Jeunet période Amélie Poulain. Grâce à sa direction artistique franchement réussie, il livre un petit spectacle pour les yeux….Tout y est ! Des personnages stéréotypés aux couleurs criardes en passant par les cadres pittoresques des scènes…

Malheureusement, l’intrigue est bien mince pour un personnage muet (même lorsqu’on s’appelle Guillaume Gouix) et même si les Triplettes de Belleville avaient été un succès (que Sylvain Chomet reprend malicieusement dans plusieurs scènes), Attira Marcela trouve ses limites dans une froideur réelle…laissant jusqu’à indifférent sur la fin…Est-ce la faute à une Yolande Moreau triste absente du casting (et finalement remplacée par Anne Le Ny) ? Ou est ce la transposition de l’univers d’un réalisateur excellent dans l’animation ? Toujours est-il que l’ennui fini par guetter…

Dommage

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