The Iron Lady

Portrait bancal et creux de la 1ère ministre anglaise…Un ratage monumental ! ♥

 

Margaret Thatcher a l’âge de la retraite, passant le plus clair de son temps à discuter avec le fantôme de son mari (Jim Broadbent). Durant ses longues journées de vide, elle passe le plus clair de son temps à ruminer son passé en politique, durant lequel elle est devenue la première femme à diriger la Grande Bretagne. Aux prises avec les syndicats, la crise financière et les tumultes avec l’IRA…Elle n’aura jamais flanché !

Voilà un superbe plantage !

C’est un film creux et où aucun sujet n’est traité en profondeur. N’espérez pas apprendre quoi que ce soit sur la politique anglaise ou sur les convictions (d’ailleurs souvent passées sous silence) de Miss Maggie…Ce n’est pas ça qui, ici, nous intéresse.

En fait, tout au long du récit, on ne s’attarde qu’à la maladie de Thatcher….au fait qu’elle entende toujours les voix de son mari…

Il y a donc erreur grossière sur la marchandise, Meryl Streep interprétant plutôt une vieillarde qui perd la boule plutôt qu’une des figures marquantes du XXème siècle.

Alors oui, cette dernière pourrait très bien recevoir un Oscar pour sa prestation (comme si elle en manquait !)… Pourtant, on ne devrait pouvoir décerner des prix à un film aussi mauvais !

 

Peu importe les convictions de chacun, faire un portrait de Thatcher se devait d’en passer par la réflexion politique ! Dans ce film, peu d’intelligence ou de réflexion, vous ressortirez aussi idiot de la salle que lorsque vous y êtes entrés…le long métrage revendiquant clairement le souhait de parler quasi-uniquement de la vie privée !!!

On pouvait attendre de parler de pouvoir ou de politique….ce n’est évoqué qu’en surface…

Et lorsqu’il s’agit de parler d’histoire, les jeunes années de la dite Thatcher sont expédiées comme pour s’en débarrasser.

 

On se doutait qu’avec Phyllida Lloyd (Mama Mia) à la réalisation, on risquait le naufrage…, ceci dit, la présence d’Abi Morgan au scénario pouvait remonter le tout.

Il n’en est rien : Lorsqu’elle ne plagie pas une de ses œuvres (The King’s speech et les exercices de diction de Meryl/Margareth), cette dernière perd le scénario et à expliquer (ou pas) les précédentes actions passées de la 1ère ministre.

 

Même un film caricatural comme « La conquête » apportait son lot de contexte et d’histoire…

 

Renvoyer Phyllida Lloyd à consulter « L’exercice de l’État » serait le meilleur moyen de la faire progresser !

 

Ouvoir.ca

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