Voie Rapide

Un drame psychologie sur fond de bolides de banlieue : Socialement engagé ! ♥♥♥
Un jeune homme qui ne jure que par sa passion pour le tuning et sa voiture, quitte à laisser de moins en moins de place à sa petite amie avec qui il vient d’avoir un enfant. Un accident, où il provoque la mort d’un autre jeune homme, et la rencontre avec la mère de celui-ci va changer le cours des choses.
Johan Libéreau, vu peu ces derniers temps au cinéma, prend ici le rôle d’un loulou de banlieue adepte du tunning. Associé à la divine Christa Terret, ils forment un couple jeune avec enfant et coulent une existence morose, les deux travaillant à la grande surface du coin. La crédibilité du couple qu’ils forment à l’écran est pour beaucoup dans la réussite du film : Vie morne et prolétaire, chacun faisant de son mieux avec les moyens qu’il a (c’est-à-dire peu).
Ici, pas de Drive à la française car le réalisateur s’intéresse moins à la violence qu’à la psychologie de ses personnages. Images léchées pour immortaliser l’univers (générique du début notamment), le film pose la question (certes déjà traitée) de la responsabilité de nos actes sans jamais tomber dans le pathos. Dans le registre « homme tourmenté », force est de constater que Johan Libéreau relève le défi haut la main (voir interview)
On appréciera également l’ensemble des scènes où apparait la trop rare Isabelle Candelier et louera le travail d’un réalisateur qui a su mettre en scène un premier long métrage dont l’univers visuel et travaillé réussi à faire oublier son budget dérisoire. Pour cela, respect.

Ouvoir.ca

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