They Look like people

THEY LOOK LIKE PEOPLE, premier long métrage du réalisateur Perry Blackshear qui présentait son film en première internationale dimanche soir à Fantasia a ravi le public par son originalité, sa qualité ainsi que la tension palpable qui a régnée pendant toute la projection. ♥♥♥♥

Voici le résumé du site internet de Fantasia, parce qu’il décrit parfaitement le film: « Ils semblent normaux. Pourtant, Wyatt sait qu’ils cachent leur véritable visage derrière leur apparence humaine. Depuis toujours, ces créatures diaboliques vivent parmi nous, en secret. L’heure de leur avènement approche inexorablement. Tard dans la nuit, une voix au téléphone prévient Wyatt que ces esprits malins s’apprêtent à asservir les habitants de notre planète. Il a été élu pour participer à cette guerre imminente entre les forces du bien et du mal. Les quincailleries lui fournissent les armes nécessaires pour ce combat sans merci. S’il doit tuer, il le fera sans hésiter. Personne ne saura l’arrêter, pas même Christian, son ami de longue date qui a accepté de l’héberger dans son appartement. Ayant déjà son propre lot de problèmes à régler, ce jeune carriériste au tempérament anxieux ignore tout de la mission de Wyatt. Il remarque cependant que son comportement devient de plus en plus étrange, ce qui laisse présager le pire. S’il désire le sauver, Chris devra affronter l’Apocalypse qui menace leur amitié ».

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THEY LOOK LIKE PEOPLE, un équilibre parfait.

*Ce qui suit dévoile des intrigues du film.

Ce n’est qu’à la moitié du film qu’on comprend le problème de Wyatt, il est schizophrène. Les voix qu’il entend et qui lui téléphonent dans la nuit pour lui indiquer la marche à suivre l’amènent à adopter un comportement très étrange aux yeux des autres. Ce qui au début ne semble qu’un jeu, même pour le spectateur, devient rapidement très nocif (comme l’acide qu’il achète à la quincaillerie qu’il prépare pour détruire les créatures diaboliques). Les visions d’horreur s’accumulent, mais toujours dans une perspective de hors-champ et de suggestion. Cette incursion dans l’univers d’un schizophrène est vraiment intéressante puisqu’elle est faite de manière réaliste, mais surtout respectueuse envers ce trouble mental. Devant la scène de Fantasia dimanche soir, le réalisateur nous racontait qu’il s’était inspiré de l’histoire d’un ami proche et que cette histoire s’était bien terminée parce qu’il avait de bons amis en qui il avait pu faire confiance. C’est ce qu’il a voulu transmettre dans le film et il l’a fait avec brio. Ce film est complètement humain et c’est bien ce balancement entre drame et fantastique qui le rend aussi exceptionnel. Et certainement aussi, la qualité des trois interprètes principaux, MacLeod Andrews, Evan Dumouchel et Margaret Drake.

 Un tour de force de Perry Blackshear.

Au niveau technique, le réalisateur a presque tout fait seul. Il a produit, filmé, réalisé, monté et fait le sound design du film. D’ailleurs, choisissant de ne pas mettre de musique dans son film, il a plutôt opté pour une bande sonore solide, pointue et lugubre. Le son de fourmillements de mouches lors des apparitions diaboliques est terrifiant. La cinématographie du film est excellente. Les cadrages témoignent d’une habilité certaine pour le cinéma. Loin d’être amateur, l’ensemble de la technique nous transporte dans ce terrifiant suspense du début à la fin. Et la finale, simplement exquise. Il aurait pu, comme il l’a dit lui-même, se laisser séduire par une fin macabre, il a plutôt opté pour cette fin (que je ne peux malheureusement pas dévoiler), une fin magnifique et parfaite. Je n’ai que des éloges à manifester pour ce film ! Avant de partir, il nous disait qu’il s’aprêtait à tourner un nouveau film dans trois semaines, le genre de film pour Fantasia. Rendez-vous l’année prochaine ! Je serai le premier en file !

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