The Bling Ring

Qui n’a pas rêvé  d’entrer dans la maison des plus grandes stars Hollywoodiennes?  ♥♥♥♥½
En adaptant pour le cinéma un fait divers, Sofia Coppola poursuit l’exploration de son thème de prédilection (la jeunesse) et vous autorise ce plaisir coupable de retomber en enfance en intégrant les somptueuses maisons de stars et de leur voler quelques éléments ou quelques vêtements.
Dans The Bling Ring, il est question de Paris Hilton et Lindsay Lohan (connues on ne sait d’ailleurs plus trop pour quoi), d’Orlando Bloom (ancien sexe-symbole) et de nombreuses autres vedettes américaines inconnues par votre serviteur.
A l’instar de Spring    Breakers il y a quelques mois, The Bling Ring brave donc l’interdit à la sauce américaine. Et pour bien comprendre pourquoi, à l’issue de pareils cambriolages, ces jeunes deviennent des stars adulées, c’est surtout parce qu’il y a un rapport à la transgression sur le continent Nord Américain qui n’est pas le même en Europe.
En effet, sur le vieux continent, peu de restrictions et surtout peu de répression comparativement à l’Amérique du Nord. Vanessa Hudgens l’expliquait d’ailleurs très bien en mars dernier : Le concept du Spring Break n’existe pas (ou peu) en Europe car les jeunes sont libres de faire quasiment tout ce qu’ils veulent/peuvent. Aussi les excès peuvent paraître moins choquants.
Ici (dans la Floride du Spring Break tout comme la Californie du Bling Ring), c’est un festival d’entraves à toutes les interdictions quotidiennes (alcool, drogues, et comportements hasardeux…) auxquels s’adonnent de nombreux ados mineurs.
L’Amérique de tous les excès!
Alors forcement lorsqu’une bande de jeunes de Los Angeles vole dans les plus grandes villas, il y a comme un culte qui se forme… On adule celui qui ose (sur facebook ou twitter) de la même manière qu’on apprécie beaucoup les jurons ou insultes (le rapport à l’insulte dans la société anglo-saxonne est lui aussi très différent)
Pour écrire son nouveau long, Sofia Coppola s’est rapprochée des rapports des polices et des journalistes et a également effectué quelques rencontres avec les protagonistes.
Elle a aussi décidé de capter les raisons de ces actes qu’elle traduit comme une fuite à l’ennui : « Je raconte souvent l’histoire de jeunes héroïnes noyées dans un océan d’ennui. Parfois calme, comme dans « Somewhere » ou « Lost in Translation ». Et parfois agité, comme dans  « The Bling Ring ». Traduire ce vide à l’écran sans se répéter constitue donc un défi que j’adore relever. »
Elle a osé tourner dans la maison de Paris Hilton (les autres sont des reconstitutions) et a su créé la cohésion nécessaire entre l’ensemble de ses actrices (et acteur).
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Taissa Maiga (American Horror Story), Katie Chang, Israel Bouchard mais surtout Emma Watson incarnent idéalement    cette jeunesse insouciante… La petite Emma crève d’ailleurs l’écran en magnifique jeunette qu’on aime autant qu’on la trouve pathétique; il est heureux de lui voir composer avec choix un après Harry Potter intéressant (souvenez-vous de l’excellant Perks of being a    wallflowers l’an dernier)
Leslie Mann en mère complètement loufoque est elle aussi excellente et tordante…De savoir que la réalisatrice a    écrit son rôle en se basant sur la personnalité d’une mère qu’elle a vu à une émission de télé-réalité est plutôt effrayant en revanche.
Des actrices qu’on a du plaisir à voir évoluer, quelques plaisirs coupables qu’on a le goût de visionner, une bonne dose d’humour et toujours une bande son des plus présentes, voici enfin un film de Sofia Coppola dont le côté pop-kitch est complètement adapté à son histoire !
Et même si un flottement apparaît au milieu du film, il reste, depuis « Lost in Translation », un très beau retour de la « fille de » sur le devant de la scène.
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