The place beyond the pines

Le nouveau film de Cianfrance est une fresque qui sait prendre le meilleur de chacun des acteurs ♥♥♥
Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…

 

Après « Blue Valentine », Derek Cianfrance revient avec un film autrement plus épique.

Si la romance composée de Michelle Williams et du playboy Gosling s’était démarquée par un charme et un esthétisme évident (avec au passage une sélection à Cannes), le réalisateur américain signe cette fois une histoire beaucoup plus étoffée.

 

Au casting de son nouveau film, il conserve l’impassible Ryan Gosling (qui continue de se voir offrir de beaux projets aux Etats-Unis) et casse l’image d’un Bradley Cooper plus « indy » que jamais…

Si le premier fait véritablement parti du décors avec sa gueule d’ange et son blond vénitien, le second est un personnage clairement composé et révélant par ailleurs de nouveaux aspects du jeu de celui qui fut nommé aux oscars il y a quelques semaines…De là à suivre les traces d’un certain Matthew McConaughey…

 

Mais revenons au film…réussi avec la même patte que « blue valentine » (le grain de photo notamment) et un portrait de l’Amérique profonde comme on en voit rarement au cinéma (difficile…beau et moche à la fois)

 

Malheureusement en construisant son film en triptyque, Derek Cianfrance en fait un tout petit peu trop!

En effet, le film (et surtout sa dernière partie) se révèle finalement trop long, trop pompeux.

Au dela du temps (plus de deux heures), c’est surtout le scénario qui aurait pu clairement s’arrêter au début de la dernière partie.

Assez imprévisible jusque là, le tout perd finalement la légèreté et la beauté acquise pour tirer l’histoire vers une fin inutile…

Certes, les scénaristes souhaitaient peut-être boucler la boucle mais plus de finesse aurait définitivement tirée le film vers le plus haut.

Un bien beau moment toutefois!

 

Ouvoir.ca

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