Michael Fassbender

Dans sa petite rivalité qui existe à Hollywood depuis 4/5 ans avec Benedict Cumberbatch, Michael Fassbender semble cette année prendre une petite avance vers l’obtention d’un oscar tant son année 2015 a été flamboyante. Non seulement dans MacBeth, il dut se farcir des tonnes de textes Shakespearien mais ce fut aussi le cas dans sa récente interprétation de Steve Jobs où la prose d’Aaron Sorkin nécessitait travail et intense conditionnement. A moins que l’académie soit cette année d’accord pour (enfin) saluer le travail de Léonardo di Caprio, on voit mal comment la petite statuette pourrait échapper au beau Michael dans quelques semaines…Portrait d’un nouveau héro

Né en Allemagne à Heidelberg, le petit Michael a grandi à Killarney (Irlande) où il m’a sans doute croisé un été de 1998 alors que je travaillais en hôtellerie au Blue Heaven…enfin bref, passons…

Après quelques pas au théâtre et dans les miniséries, il se fait remarquer en 2007 lorsqu’il rejoint le casting de 300 et on le voit la même année dans Angel de François Ozon; malheureusement pour lui, ce même film est à ce jour le plus gros échec du réalisateur français… Qu’importe, c’était reculer pour mieux sauter !

En 2008, sa carrière va faire un pas en avant considérable avec sa rencontre avec Steve McQueen qui le choisit pour Hunger. Succès critique, il enchaine avec Fish Tank et se fait remarquer par Tarantino qui lui confie un tout petit rôle dans le génial Inglourious Basters (avouons qu’avoir un papa allemand a sans doute aidé à décrocher le rôle)… qui lui permet d’être en 2009 à l’affiche de deux films en sélection au festival de Cannes.

Michael-Fassbender-inglourious-basterds

2010 est une année moins fast…mais c’est parce qu’il travaille sur le reboot du prequel de la saga X-men Origins. Rôle principal, il se fait alors connaître de la jeune generation tout en continuant de s’impliquer dans des projets plus artistiques: Shame sort en fin d’année après être passé par Venise qui le consacra meilleur acteur.

Depuis c’est une véritable histoire d’amour avec Steve McQueen puisqu’il continua leur collaboration via 12 Years a slave qui lui permit d’obtenir sa première nomination aux Oscars.

On le voit en 2012 chez Soderberg, chez Cronenberg, et surtout chez Ridley Scott où il incarne un robot sensible et à deux doigts de l’homosexualité (sa passion pour Lawrence d’Arabie) dans Prometheus.

Avec les X-Men, Prometheus est la seconde saga pour laquelle il devra assurer le temps de plusieurs films…Cela lui laisse tout de même le temps de s’impliquer dans d’autres projets puisque cette année McBeth et Steve Jobs lui ont encore réservé de beaux rôles. Lorsqu’on sait l’implication qu’il met dans ses rôles, on se dit qu’en plus de bien sélectionner ses films, il s’y met à 100%

« Vous voyez l’affiche du film où Jobs réfléchit en se tenant le menton ? Et bien ça, c’était Michael pendant tout le tournage » dira Kate Winslet en pleine promo

« Je n’ai jamais travaillé avec un acteur qui s’implique aussi férocement dans un rôle » dira Danny Boyle.

Michael Fassbender

 

 

 

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