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Léger et insipide, Lucky Stiff, qui marque le retour au cinéma de Christopher Ashley presque vingt ans après Jeffrey, est un ratage complet. ♣

Un vendeur de chaussure rêve d’aventures, de croisières et des jolies femmes. Un jours, un lointain oncle lui lègue la somme de 6 millions de dollars, mais avant de toucher la dite somme, il doit accomplir les dernières volontés du défunt, partir en voyage a Monte Carlo avec le corps défunt, s’il échoue à la tâche, l’argent ira à un chenil de Brooklyn. 

Jusqu’à la, ce n’est pas encore si pire, un genre de mélange de Weekend at Bernie’s et Seven Chances. Mais pour compliquer encore plus l’absurdité de la situation. L’oncle était l’amant de la femme d’un propriétaire de casino et le six millions fut volé au mari. Et c’est le frère de la femme infidèle qui est accusé du vol. Comme si ce n’était pas encore assez une suite de rebondissements inutiles et de quiproquos viennent essayer de rendre l’ensemble un tant soit peu amusant. Et pour ajouter encore une touche de mauvais goût, chaque scène est entre coupé de quelques plans en dessins animés.

Au lieu de rire, nous éprouvons un drôle de malaise, un malaise pour les comédiens qui pour la plupart effectuent leur premier pas au cinéma dans cette misérable aventures, pour Jason Alexander qui se fait rare au cinéma, c’est triste de voir son nom au générique lui qui fut du sitcom le plus drôle des années quatre-vingt-dix et pour Dennis Farina, pour qui c’est l’avant dernier film, pour qui c’est aussi, après une prolifique carrière, son premier « on-screen kiss » . Farina qui a enchaîner les seconds rôles dans des séries « b » n’est jamais tombé si bas, une bien triste fin de carrière… 

C’est le premier film de la compétition officielle du FFM à être présenté, ce qui ne laisse pas présager d’éventuelle chef-d’œuvres…

 

Laurent

**class!K**

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