Le Capital

Drôle de film qui sort au Québec, un mois après The Wolf of Wall Street de Martin Scorsese. Certains diront que le film du réalisateur de Z parait, en comparaison, un peu fade, alors qu’il fait simplement plus dans la subtilité. ♥♥♥½

Marc Tourneuil est l’assistant fidèle du président d’une grande banque européenne. Lorsque ce dernier doit se retirer du conseil pour des raisons de santé, Tourneuil est nommé à la tête de l’organisation. Le conseil des actionnaires pensait qu’en le nommant, il pourrait le contrôler comme bon leur semble. Il n’en est rien, Tourneuil est ambitieux et avare, jouant de tout le monde pour arriver à ces fins.  

Costa-Gavras revient sur le terrain de la comédie-noir-social qui nous avait tant plu dans Le Couperet sorti en 2005 et qui avait révélé une nouvelle facette du jeu de Jose Garcia. Aujourd’hui, il fait encore appel à une humoriste, Gad Elmaleh, pour tenir le film de bout en bout sur ces épaules. Et le pari est réussit, Elmaleh est grandiose.

Le Capital est un livre écrit par Stéphane Osmont en 2004, avant la crise de 2008, cela donne un film un peu décalé qui donne l’impression d’être arriver une dizaine d’année en retard. Cependant, il nous donne un portrait claire et cynique de monde de la finance, il faut voir le film comme une réflexion sur les mentalités qui amené à la crise.

Le Capital est un film de la famille de Mad City et du Couperet, un film qui par des changements de ton et de registre constant déroutera plusieurs spectateurs. Sans cesse, il brise le 4e mur et parfois, il tombe dans le l’imaginaire de Tourneuil, donnant un coté schizophrène au film, donc un mise en abyme du coté schizophrène du monde de la finance.

Pas le plus grand film de son auteur, mais certainement un film qui porte sa marque, son humour et son regard critique…

 

Ouvoir.ca

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**class!K**

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