J’enrage de son absence

La première réalisation de Sandrine Bonnaire qui révèle de jolies aptitudes au métier de réalisatrice.

Après dix ans d’absence, Jacques ressurgit dans la vie de Mado, aujourd’hui mariée et mère de Paul, un garçon de sept ans. La relation de l’ancien couple est entachée du deuil d’un enfant. Alors que Mado a refait sa vie, Jacques en paraît incapable et lorsqu’il rencontre Paul, c’est un choc. La complicité de plus en plus marquée entre Jacques et Paul finit par déranger Mado qui leur interdit de se revoir. Mais Jacques ne compte pas en rester là….

 

Un public divisé !

 

La salle était suffisamment comble hier soir au cinéma Impérial pour écouter les commentaires du public à la sortie de la projection. Après plusieurs personnes, force est de constater que la division règne.

 

A l’instar de ces gens (touchés ou non par le « film de Bonnaire »), votre serviteur est lui aussi resté sur sa faim. Car il ne faut pas se voiler la face, le public vient voir le « premier film de Bonnaire ». A ce niveau, point de déception, l’actrice se révèle artiste passionnée et passionnante…Mais son film n’est pas à mettre entre toutes les mains !

 

Si le texte du scénario dispose de bien beaux moments (« Tu es heureuse ? », demande Jacques quand il revoit son ex-femme. « Ca m’arrive », répond-elle), il demeure simple et aurait gagné à chercher l’étincelle qui laisserait tout le monde songeur.

En outre, au fur et à mesure qu’on avance dans le récit, le rythme se perd comme si Bonnaire était incertaine de son propos initial.

Enfin, avec sa scène finale,  la réalisatrice en fait trop avec un côté animal  et une musique tonitruante mal venue.

 

 

Pourtant le résultat global est une réalisation visuellement très belle : Sandrine Bonnaire y a soigné les moindres détails et a su analysé ses personnages sans fioriture.

 

Le film laisse aussi la part belle à son ex-mari (William Hurt tout en subtilité) ainsi qu’à Alexandra Lamy (dont on ne doutait pas du talent dramatique). Seule l’écriture et le scénario, manquent parfois de réalisme (quelle probabilité pour qu’un enfant aide un inconnu ?)

 

Au final, certains seront touchés…d’autres moins.

Et de statuer sur le fameux adage… « Les goûts et les couleurs »…

 

 

 

 

 

Articles recommandés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *