Crumbs

En première canadienne à Fantasia, CRUMBS, écrit, réalisé et produit par Miguel Llano est un film de science-fiction étrange et tout à fait original. Rapidement (parce que le film ne dure que 68 minutes), l’ambiance, la trame sonore ainsi que l’impression générale nous renvoient au premier long métrage de David Lynch, Ereaserhead. ♥♥♥

Voici la description tirée du site web de Fantasia, claire et concise: « Dans un avenir très lointain, une nouvelle religion naît après que l’apocalypse ait effacé la quasi-totalité de l’histoire de l’humanité. Quelques objets datant de la fin du vingtième siècle ont été retrouvés dans les décombres et une espèce de mythologie tordue a vu le jour. C’est un monde dans lequel un vinyle de Michael Jackson fait figure de relique sacrée. Étoile montante de la nouvelle vague du cinéma éthiopien, l’incroyable Daniel Tadesse interprète le rôle de Candy, un personnage difforme dont le boulot abrutissant est de déterrer les rebuts de civilisations oubliées pour ensuite les revendre. Mais voilà : il en a marre. Il décide de vaincre sa peur, et part donc en quête de la vérité – il veut en savoir davantage au sujet d’un mystérieux OVNI qui sillonne le ciel « depuis le commencement de la grande guerre ». Tout au long de son périple, Candy devra faire face à de nombreux obstacles imprévus : des sorcières, des nazis et un père Noël émacié et plutôt agressif ».

Crumbs

CRUMBS, un fable futuriste.

Je n’ai malheureusement pas tant de choses à dire sur CRUMBS. Pas parce qu’il était mauvais, au contraire, mais bien parce qu’il était difficile à cerner. La lenteur, l’ambiance et l’étrangeté nous donne une forte impression que nous sommes face à une sorte de fable, une sorte de métaphore futuriste de notre époque contemporaine, mais perçue par un oeil éthiopien. Pendant le visionnement, je me suis tout à coup mis à penser à Stalker d’Andreï Tarkovsky. L’impression d’un voyage symbolique et le sentiment global que ce qu’on l’on voit ne se prend qu’au deuxième degré. J’y ai aussi senti des similitudes avec Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry pour son approche qui entremêle le sentiment de rêve et la réalité.

CRUMBS, une introduction au cinéma éthiopien.

C’est tout de même pour moi une première rencontre avec le cinéma éthiopien et je dois avoué que je suis extrêmement étonné de la qualité de la production ainsi que de la signature visuelle. Et bravo à ce comédien, Daniel Tadesse, qui par son jeu, sa physionomie, a réussi à nous transporter dans son univers.

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