L’autre monde (The otherworld)

Film pseudo-docu-fiction de bien mauvais goût.  ♣

Caché profondément dans le sud de la France, pratiquement vierge de tout aspect du monde moderne, se trouve un endroit que    plusieurs appellent « la zone ». Dans ce lieu, qui comprend Montségur (le site du génocide de Cathare et un endroit où les portails vers le passé et les apparitions fantomatiques sont banales), Rennes le Château (où un prêtre aurait fait un pacte avec les forces obscures) et Bugarach (un lieu qui attire fortement les sectes apocalyptiques et où se trouve une montagne reconnue    pour héberger des vaisseaux extra-terrestres), le surnaturel est une réalité de la vie de tous les jours. La magie est partout. C’est un fait indéniable.

Dans le sud de la France, en pays Cathare d’où votre serviteur vient, on sait que les légendes sont légions. Il y a différents angles de traitement, différentes analyses et surtout un respect important pour ce patrimoine qui a concerné des dizaines de famille.

Aussi, lorsqu’un réalisateur américain, Richard Stanley (Hardware, Dust Devil, The Theatre Bizarre), décide de s’y intéresser    avec un traitement mystique et pseudo-documentaire, on se dit que cela peut valoir le détour !

Malheureusement, étudier le sujet des décennies durant n’est pas suffisant à en faire une œuvre digne de ce nom. Montrer    quelques endroits « hantés » et des témoignages grotesques était une bien mauvaise idée, surtout lorsqu’on y intègre un montage grossier digne d’adolescents en cours de cinéma.

Certes, on peut roupiller un petit peu, grogner ou faire semblant de croire en cette vaste mascarade … mais rire est enfin ce    qu’il y a de plus raisonnable à faire devant le pathétique de la chose. Globalement Richard Stanley ne semble pas choisir entre tourner franchement son docu à la rigolade ou conserver une veine    ultra-sérieuse, concrète.

Résultats, les intervenants sont tournés en ridicule et sont plus gratinés les uns que les autres; certains auraient    d’ailleurs pu éviter de donner leur droit à l’image

Le summum est atteint avec la réincarnation et la chance de retrouver ses semblables…sur facebook…

Dans le genre douteux, nous tenons notre gagnant !

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