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L’amant double : fenêtre sur faux-semblants

De Lynch à De Palma, sans oublier Hitchcock et Polanski, ce thriller érotique semble avoir été conçu pour contenter les nostalgiques des années 80 en ayant recours à une facture visuelle qui se voudrait grisante mais qui devient vite désincarnée, lasse de n’être qu’une pâle copie de maîtres jamais égalés. À trop vouloir jouer dans les méandres du subconscient et de la mémoire, Ozon mystifie le spectateur et démultiplie à outrance des twists qui finissent maladroitement et malheureusement par le décontenancer en raison des mises en abîme itératives rappelant le 4ème volet de la saga Scream. C’est dire…

Happy end: je filme bien, ne t’en fais pas!

Depuis ses débuts Haneke n’a de cesse de questionner notre rapport à l’image. N’en déplaise à ses détracteurs, la demi-mesure est un concept inexistant chez celui qui orchestre systématiquement des œuvres calibrées au millimètre près par le biais d’un schéma narratif déroutant. C’est là où résident toute la maturité et l’intensité du travail d’Haneke pour amener subrepticement l’ignominie dans la comédie noire sans que les poncifs de sa rhétorique sublimée dans Funny games n’apparaissent outrecuidants

Nos années folles: itinéraire d’un travesti raté

Après l’excellent Quand on a 17 ans effleurant avec tact et délicatesse les affres de l’adolescence, la direction d’acteur, ici plutôt obsolète, efface tout le travail établit en amont pour composer des personnages attachants. D’une richesse indéniable sur les plans formel et historique, les raccourcis hasardeux dans le temps viennent malheureusement plomber le film déjà lourd de sens.

entrevue avec Philippe Lioret

Le 9 novembre dernier, à l’occasion de la 22ème édition du Festival Cinemania, nous avons rencontré Philippe Lioret venu présenter son nouveau film, Le fils de Jean, accompagné de l’équipe franco-québécoise composée de Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Marie-Thérèse Fortin, Patrick Hivon, Pierre-Yves Cardinal et Catherine de Léan.

Le ciel attendra: qu’en est-il des autres?

Sans chercher à faire de compromis, entre audace et doigté, la réalisatrice lève le voile sur une génération esseulée, plongée dans l’obscurantisme. Premier film à vraiment prendre la radicalisation à bras le corps, elle braque sa caméra sur ces jeunes femmes et démantèle intelligemment les ramifications du phénomène afin de mieux les analyser et de nous les expliquer au moyen d’un montage alterné qui joue sur les nerfs du spectateur, à la fois impuissant et outré. Le ciel attendra un jour, deux mois peut-être ou quelques années, avec l’espoir qu’elles puissent réapprendre à (s’)aimer.