Cake

Le vrai-faux mélo de Jennifer Aniston ♥♥♥½

Victime d’un terrible accident qui a changé son existence à jamais, Claire a la peau recouverte de cicatrices et elle est plus sensible à la douleur. Dépendante aux médicaments et aigrie dans ses relations avec les autres, elle a des idées suicidaires depuis qu’une femme de son groupe de soutien s’est enlevé la vie. Afin de mieux la connaître, Claire noue une amitié avec son mari et son jeune fils. Ces rencontres agissent comme des baumes sur ses plaies, ce qui ne l’empêche pas de devoir affronter une bonne fois pour toutes les démons de son passé.

Vu de l’extérieur, Cake ressemble fortement à un film fait uniquement pour prouver que son actrice principale peut supporter un rôle à contre-emploi. Jennifer Aniston, l’actrice de comédie romantique par excellence, l’héroïne de Friends et, il faut bien l’avouer aussi, celle qui doit recevoir autant de scénario mauvais que pouvait recevoir un certain Matthew McConaughey il n’y a pas cinq ans. Forcément, ce Cake serait donc intriguant ! Allait-elle être à la hauteur de ses ambitions ? (car disons-le honnêtement, ce n’est pas pour Daniel Barnz que le public allait se déplacer)… Et surtout, l’ancienne actrice de soap à l’Américaine pourra t’elle amorcer avec ce film (qui lui a valu une nomination aux golden Globes) un tournant de carrière ?

La réponse est plus ardue que prévu initialement puisqu’elle ne pourrait tenir dans un mot de trois lettres. Certes, interpréter un premier rôle de suicidaire sans maquillage est un rêve que bien des actrices doivent attendre…mais il convient d’y être à la hauteur en obtenant un scénario aux personnages bien écrits….et force est de constater que Cake est imparfait !

Le petit problème n’est pas qu’Aniston ne révèle pas le défi. C’est plutôt que son personnage est finalement trop linéaire (et sa progression, son évolution peu exploitée) et que, même si sa mauvaise humeur révèle une drôlerie bienvenue, c’est encore dans ses petites mimiques muettes qu’elle se révèle excellente (et parfois à deux doigts de la comédie).

Cake va réussir à rassasier son auditoire à la fois par son casting (Sam Worthington et Anna Kendrick plus charmants que jamais) et par l’exploitation de son scénario par quelques jolies scènes. Seul bémol son côté assez prévisible et bien intentionné qui culmine avec une fin très convenue.

On retiendra surtout la performance d’Adriana Barraza, excellente en femme de ménage soumise et qui ravira à elle-seule au moins trois scènes de ce mélo sympathique.

Une belle surprise

Ouvoir.ca

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2 Comments

  1. 31 janvier 2015
    Reply

    J’ai beaucoup aimé personnellement, après c’est vrai, que le film est assez convenu. Et je pense que la présence d’Aniston dans ce style de rôle est un des principaux attraits de ce dernier. Même si, à mes yeux, le film fonctionne bien, et touche. J’ai trouvé que le seul bémol était l’absence de réels rebondissements, et le manque d’informations sur les personnages et leur vécu – volontaire ?

    Globalement, Cake reste un bon film, à voir.

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