Blue Jasmine

Retour du Woody Allen en grande forme  ♥♥♥½
Lorsqu’elle était plus jeune, Jasmine a épousé un homme fortuné et décidé d’abandonner ses études pour mener la vie des gens riches et célèbres. Mais son monde bascule complètement lorsque son époux est arrêté pour fraude : elle perd tous ses biens et, surtout, la notoriété dans laquelle elle aimait tant se complaire. S’avouant défaite, elle se résigne à cohabiter avec sa sœur et ses deux enfants dans leur petit appartement de San Francisco. Jasmine est en pleine névrose, mais tente de reprendre sa vie en main. Elle trouve un travail afin de ramasser assez d’argent pour suivre des cours d’informatique puis, ultimement, de décoration d’intérieur.
      Comme chaque année, voici venu le temps de la sortie du Woody Allen cru 2013…et comme chaque année l’occasion de faire se vérifier l’adage: Avec Woody c’est un sur deux !
      L’an dernier, To Rome with Love atteignant des cimes de déception, celui de cette année, Blue Jasmine, avait donc une chance de s’avérer un grand cru !
      Aujourd’hui jour de sortie au Québec, on a déjà dit beaucoup sur ce « retour aux sources » du grand Woody… que certains osent comparer à « Hannah et ses soeurs »…
      Après plusieurs escapades en Europe, il retrouve ses Etats-Unis natals (comme pour Whatever works) avec une action qui se balade de New York à San Francisco mais bien loin de ses comédies récentes réussies (Midnight In Paris, Scoop…) ou non (To Rome with Love) Blue Jasmine est le portrait d’une femme paumée, véritable film d’acteur dont le but  n’est autre que de mettre en avant le talent de son personnage principal: Cate Blanchett !
      Extrêmement snob, cette présentation de Jasmine est un moyen pour le grand Woody de se moquer du Manhatan Hupper class de New York dont il semble à des années lumières. Il croque avec délectation les réactions et attitudes des gens de la haute et qui peuvent tout perdre du jour au lendemain (cf Queen of Versailles)
      Certaines scènes sont délectables. L’écriture et le jeu de Blanchett font le boulot merveilleusement même si on aurait apprécié un scénario légèrement plus alambiqué !
      On est aussi un peu déçu de ne pas plus apprécier le personnage interprété par Sally Hawkins (Happy Go Lucky)…car on rit finalement peu (pour un Woody Allen) mais on passe un bon  moment en compagnie de ces deux sœurettes que tout oppose.
      Un bonbon amer en quelques sortes

Ouvoir.ca

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Un commentaire

  1. […] maris, c’était d’ailleurs la prémisse du plus récent film de Woody Allen, le formidable Blue Jasmine. Mais l’inverse, c’est-à-dire voir un homme faire face aux conséquences des déboires de leur […]

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