Astérix: Le domaine des dieux

Après les échecs critiques de Astérix & Obélix: Au service de sa Majesté et de Astérix aux jeux olympiques, la francise des adaptations des aventures des héros de Goscinny et d’Uderzo est de retour à l’animation avec Astérix: Le domaine des dieux. Une adaptation décente du meilleur livre de la série. ♥♥♥

La bande dessinée duquel est adapté le film est le volet le plus dense des aventures des irréductibles gaulois, il y a une plénitude de thèmes abordés; d’économie et les lois de la marchandisation aux problèmes d’urbanisation et de déforestation en passant par la question de la colonisation et de l’assimilation. Le noyaux même de l’intrigue est la question de l’assimilation, César qui ne peut pas vaincre le célèbre village gaulois décide de construire un cité romain au porte du village et par cette occasion, «convertir» les gaulois en gentils citoyens romains.

Pour l’exécution de son plan, un foule de conséquences néfastes accable Astérix et sa bande; la forêt qui entoure le village est rasé forçant les sangliers à se réfugier dans une contrée lointaine, privant certains villageois, Obélix en premier lieu, à l’accès libre et gratuit à leur nourriture. La coupe des arbres privera également Panoramix de certains des ingrédients nécessaires à la fabriquation de la potion magique. Avec les premiers romains arrivés dans la nouvelle cité, les marchands gaulois adaptent leurs prix sur les prix du marché à Rome. Et les villageois envient les demeures modernes romaines, délaissant leur village pour aller vivre dans le «domaine des Dieux», etc etc etc. Bref, le plan de César fonctionnera juste qu’à un certain point, un point de rupture au cours duquel les gaulois réalisent qu’ils sont en train de vivre une perte identitaire.   

Le film réalisé par deux nouveaux venus dans la franchise, Louis Clichy (ancien animateur chez Disney sur des films tels que Up et Wall-e) et Alexandre Astier (le créateur de la série humoristique Kaamelott), reste assez fidèle au roman. Du moins dans sa ligne narrative. Là où le film fait défaut est dans la proposition du registre, particulièrement le personnage de César. Clichy et Astier donnent une version très caricaturale du personnage de l’empereur Romain. Dans le livre de Goscinny et d’Uderzo, il est présenté comme un homme saint d’esprit, mégalomanie, mais toujours réfléchit et en contrôle de ses émotions et de ses réactions. La version qu’en donne Clichy et Astier le montre plutôt comme un personnage démoniaque et dérangé, avec un rire et des expressions faciales qui lui donne l’image d’un homme complètement cinglé. C’est un choix artistique qui peut se justifier, si leur intention est de tomber dans une comédie facile, mais malheureusement cela nuit aux propos important du livre.

L’animation en volume est réussit sans être réellement exceptionnel, cela n’a pas le charme de l’animation 2D tradition des premiers volets de la franchise. Si le livre reste encore le plus réussit de la série, le film qui est découle est loin d’être du même niveau que d’Astérix le Gaulois et d’Astérix chez les Bretons

Ouvoir.ca

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