Les films à la Hangover et autres « trash comedy » connaissent maintenant leur pendant familial avec Alexander and the Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day. [icon name= »icon-heart »][icon name= »icon-heart »][icon name= »icon-heart »]½
Quand tu fais le souhait que toutes les malchances possibles s’abattent sur les tiens, tu n’a pas à être surpris lorsque tu es finalement exhaussé! Alexander Cooper l’a appris à ses dépends. La veille de son anniversaire Alexander soupe tranquillement avec sa famille. Chacun des membres de la famille vivent le parfait bonheur, le père sans emploi depuis un certain décroche une important entrevue, la mère est à la veille d’une importante promotion qui la mettra vice-présidente d’une grosse maison d’édition de livres pour enfant, l’aîné de la famille est fébrile à l’arrivé prochaine de son bal des finissants, tout indique que sa copine et lui seront élus duc et duchesse du bal, la sœur d’Alexander fera sa « grande » première sur scène dans le rôle titre d’une production amateur de Peter Pan et finalement le petit dernier vient de prononcer son premier mot. Tout va bien chez les Cooper, sauf pour Alexander qui vie tous les jours un enfer kafkaïen. La nuit de son anniversaire, il fait le souhait que sa famille vivent pour une journée se que lui endure tous les jours. Exhaussé, tout ce mets à aller de travers.
Miguel Arteta qui au début des années deux mille avec Chuck & Buck et The Good Girl semblait tout désigné pour être le nouveau fils prodige du cinéma indépendant américain, mais la suite des choses moins glorieuses, alternant films au succès confidentiel (Youth in Revolt et Cedar Rapids) et télévision. Aujourd’hui, il signe une comédie folle sans réel temps mort. Le film, produit par Disney, apporte son lot de bon sentiment: « peu importe les difficultés, si on les vit ensemble, elle semble moins pénible a surmonter ». Heureusement, le passage à la télévision d’Arteta (Ugly Betty, The Office, New Girl) lui aura appris le sens du rythme et également celui de rendre crédible le plus fous des rebondissements.
Le succès du film vient également de la chimie qu’il y a entre le quintet d’acteurs principaux, tout spécialement Steve Carrell, qui dans la peau du père Cooper trouve au cinéma l’un de ses plus beaux rôles, quelques choses du niveau de Dan in Real Life et Seeking a Friend for the End of the World, il apporte au personnage un côté rassurant irrésistible avec un optimisme imperturbable.
Alexander and the Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day ne sera peut-être pas le film de l’année, mais il sera certainement dans les 90 minutes les plus agréables passés en salle cette automne.

