13 Hours The Secret of Soldiers of Benghazi: Un Michael Bay classique !

Adapté du livre de non-fiction de Mitchell Zuckoff, 13 Hours: The Secret Soldiers of Ben Benghazi se consacre très peu sur les événements catastrophiques de la politique étrangère et militaire américaine qu’il ne l’est sur ​​les soldats – des ex-militaires embauchés en tant que mercenaires – qui ont fait de leur mieux pour sauver l’ambassadeur américain, Christopher Stevens, lorsque des militants libyens ont envahi l’enceinte diplomatique américaine le 11 septembre 2012. ♥♥

 

Il faut donner crédit au réalisateur américain Michael Bay car 13 Hours réussit à créer une tension palpable chez le spectateur grâce à un montage senti et une somptueuse cinématographie, mais son film est trop peu subtil et sa vulgarité dépasse les bornes en ayant zéro compassion pour la vie humaine. Comme à son habitude, la signature patriotique du cinéaste capitaliste est bel et bien présente, mais à travers les deux heures et demie qui s’étirent inutilement, on ne peut s’empêcher de comparer son plus récent long métrage à l’œuvre largement supérieure Black Hawk Down de Ridley Scott (2001).

13 hours

13 Hours: Un film typique de Michael Bay

Ce suspense de survie est plaqué par un excès d’explosions au ralenti, saturé de répétitions incessantes du drapeau américain pendant les états de détresse et de la touche iconique du réalisateur de filmer des enfants qui jouent dans un champ désertique pour faire couler les larmes. Que voulez-vous? C’est son esthétique!

Comme dans son film Pearl Harbor (2001), où la destruction totale dominait outrageusement, le cinéaste conçoit le même type de drame de guerre qui nous ramène à peu près à n’importe quels films historiques, orientés principalement vers l’action. Les ex-militaires très musclés Dave « Boon » Benton (David Denman) et Tyrone « Rone » Woods (James Badge Dale) forment une équipe, bourrée de testostérone, chargée de protéger un site de la CIA non-très-clandestine avec quatre autres mercenaires. Quand le mouvement naissant de la démocratie libyenne tourne à la dérive et que l’ambassadeur, à seulement quelques kilomètres de la station des personnages, est soudainement attaqués par des terroristes, le rythme et le ton changent drastiquement. À partir de ce moment, 13 Hours se transforment en zombie land chaotique avec quelques scènes de combats finement chorégraphiées. Comme la mini-série Band of Brothers (2001), on retrouve, au cœur des multiples explosions, une méditation sur le pouvoir de l’amitié entre les protagonistes, mais on ne peut s’empêcher de penser la chose suivante: Est-ce un film phobique musulmane, paranoïaque et carrément réactionnaire que les États-Unis ont vraiment besoin en ce moment? Et même si le réalisateur inclut un plan final déchirant de femmes libyennes qui pleurent les cadavres de leurs proches après que les Américains soient enfin échappés au désordre auquel ils ont contribué, l’éthique du film est extrêmement douteuse, surtout avec les prochaines élections américaines. Un étrange mélange de pseudo-chauvinisme et de l’obsession dévastatrice de Bay, 13 Hours finit par être un film de guerre sans véritable guerre en elle.

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