6 séries questionnables de Netflix

Lupin (George Kay et François Uzan, France, 2021)

On va se le dire, Lupin est une production hyper divertissante. L’ingéniosité du protagoniste ne cesse de nous surprendre à mesure que l’intrigue progresse. Il ne faut cependant pas se leurrer : la série est remplie d’improbabilités et de situations irréalistes. Notez également que ce type de récit amalgamant le genre policier, l’aventure et l’humour est assez commun. Vous n’avez qu’à penser à Sherlock, Fargo, NCIS

 

Ratched (Evan Romansky, États-Unis, 2020)

Dès l’annonce de sa sortie, Ratched était grandement attendue! Nous voulions tous et toutes connaître l’histoire de l’infirmière iconique de One Flew Over the Cuckoo’s nest. À peine 15 minutes de visionnement du premier épisode suffisent pour constater le désastre scénaristique. Bien que la distribution et le visuel soient impeccables, le récit prévisible au rythme instable nous laisse complètement indifférent.

 

La casa de papel (Àlex Pina, Espagne, 2017-en cours)

Je vous l’accorde, les deux premières saisons sont bien ficelées et l’intrigue est haletante. Parlons plutôt des 3 dernières saisons… La Casa de Papel est à mon sens l’exemple parfait d’une série qui a étiré son intrigue à la suite d’une première partie qui a bien fonctionné ($$$). L’auditoire est contraint à un triste constat : la suite est mauvaise. On nous présente une aventure plus intense, plus improbable, plus excessive… ce qui rend l’écoute fort pénible.

 

13 Reasons Why (Brian Yorkey et Jay Asher, États-Unis, 2017-2020)

La série 13 Reasons Why n’est pas une mauvaise production sur le plan technique. Cependant, son contenu ébranle et dérange puisqu’il présente le suicide comme un acte de vengeance. Étant donné que les enjeux de santé mentale (concernant principalement le personnage d’Hannah) sont évacués du récit, on se questionne sur l’impact réel que cette série pourrait avoir sur le public. Bref, à éviter lors de périodes d’instabilité psychologique comme en temps de crise sanitaire.

 

Stranger Things (Matt et Ross Duffer, États-Unis, 2016-2019)

Avec son esthétique rétro ancrée dans les années 80, cette série joue sérieusement sur la nostalgie du spectateur. C’est indéniable : le ton horrifique est constant, les péripéties sont habilement conçues et la progression du scénario est efficace. Néanmoins, Stranger Things ne réinvente rien. Alors, comment expliquer son succès monstre lors de sa sortie? La nostalgie, encore et toujours la nostalgie. C’est pourquoi il s’agit d’une série à regarder par plaisir et non pour le soi-disant chef-d’œuvre qu’on nous vend.

 

Narcos (Chris Brancato, Carlo Bernard et Doug Miron, États-Unis, 2015-2017)

Les séries télévisées qui présentent des faits vécus vacillent souvent entre la réussite et le désastre. Ces productions vont droit à l’essentiel en optant pour un rythme frénétique et en s’inspirant d’évènements marquants. C’est le cas de Narcos. Bien qu’avec la combinaison d’images fictives et d’archives, on parvient à sentir la violence d’Escobar, une part de nous l’idéalise (presque). Cette glorification d’antihéros non fictionnels peut s’avérer en effet dangereuse…

 

Crédits photo : Netflix

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