Étiquette : Transsexualité

23 février 2018 / / On défriche

Si le film a fait sensation à la Berlinale 2017, recevant l’Ours d’argent du meilleur scénario et le Teddy award du meilleur film, il serait dommage de limiter ce métrage à une curiosité malsaine autour de son actrice principale. Bien plus qu’une fiction avant-gardiste, Una mujer fantastica est avant tout un film d’amour, un film à la philanthropie affichée qui saura venir toucher le plus impassible des spectateurs. La dimension mystique et hyperbolique imputée à son parcours atypique n’a de fantastique que les utopies projetées sur cette créature qui finit par devenir, sous l’œil de la caméra de Lelio, une femme ordinaire, une femme, tout simplement.

10 novembre 2017 / / Cinémania

Après l’excellent Quand on a 17 ans effleurant avec tact et délicatesse les affres de l’adolescence, la direction d’acteur, ici plutôt obsolète, efface tout le travail établit en amont pour composer des personnages attachants. D’une richesse indéniable sur les plans formel et historique, les raccourcis hasardeux dans le temps viennent malheureusement plomber le film déjà lourd de sens.

18 janvier 2016 / / On défriche

Certainement plus cinématographique, la transformation physique est toujours un des angles retenus au détriment de l’introspection. The Danish girl ne déroge pas à la règle abordant les troubles de l’identité de manière convenue et fragmentaire. Toutefois, on sera gré à Tom Hooper de livrer un film sensitif qui fait fi d’une narration abusive, privilégiant l’image aux mots sans farder la vérité. Le metteur en scène retranscrit bien les émois d’Einar et les tourments par lesquels il passe grâce à une réalisation éthérée imprégnée de poésie et mâtinée d’une photographie douce et vive à la fois.

12 novembre 2015 / / Cinémania

Maintes fois explorée sur grand écran ces derniers temps, de Boys don’t cry à Transamerica en passant par 52 Tuesdays ou encore The Danish girl, Nadir Moknèche trouve le ton juste sans pour autant approfondir ou établir un quelconque travail sur l’identité de genre. Ici on ne s’intéresse pas au passé de Lola et à ses motivations de transformation, mais plutôt à son bagage émotif qui rend difficile la reconnexion avec son fils. C’est en somme un film tourné vers l’avenir, certes maladroit et quelques fois poussif dans ses effets, mais néanmoins empreint d’espoir grâce à une sincérité troublante qui vient souvent toucher une corde sensible chez le spectateur.