Kyoko to Shuichui No Ba-Ai (Kyoko, Schuichi : deux histoires)

Drames unlimited  ♥♥
Kyoko et Shuichi vivent loin de leur famille, restée dans la ville portuaire de Minamisanriku. Le tsunami du 11 Mars 2011, avec la destruction de la plupart des bâtiments et la met ou le déplacement de plus de la moitié de la population, les laisse sans nouvelles de leurs proches.
Le souvenir du tsunami marque très fortement le Japon contemporain et ses productions culturelles. Ce film semble cependant tout d’abord prendre l’évènement comme un arrière-plan dramatique, avant de le remettre en avant dans les dernières scènes. Pour les personnages, qui semblaient arriver à se reconstruire suite à des évènements tragiques, la catastrophe n’est finalement, dans la première partie du film, qu’un martyre de plus. Dans la seconde partie, les images des séquelles de la catastrophe restent aujourd’hui très impressionnantes, mais le réalisateur semble se laisser emporter par sa caméra et se contente de simplement montrer les paysages dévastés, sans les mettre en scène ni les rattacher à l’évolution de ses intrigues. Le montage aurait nécessité de nombreuses coupes (la version ici proposée dure 134 min.) tant les longueurs et les plans inutiles viennent alourdir le récit. Les successions de scènes tourmentant les deux personnages, trop insistantes, donnent un aspect tire-larmes pénible à la longue. Au final, le film hésite entre témoignage sur le tsunami et récit intimiste de la trajectoire de deux personnages éprouvés par la vie et devant accepter leur passé et leurs fautes pour arriver à se reconstruire et naître à nouveau. Les acteurs principaux, impassibles malgré leurs malheurs et sans grande épaisseur ni charisme, ne semblent avoir été choisis que par leurs liens de famille avec le  réalisateur (Sakura Ando étant sa fille et Tasuku Emoto son gendre).

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