À 75 ans, le tchèque Jiri Menzel est un monument du cinéma contemporain. En 1965, son Trains    étroitement surveillés figure parmi les grands chef-d’œuvres du cinéma moderne. En 1985, alors que les gens à l’international commençaient a l’avoir un peu oublié, il revient en force avec Mon    cher petit village qui remporte un certain succès publique et critique et fini avec un nomination à l’Oscar du film en langue étrangère. En 2006, alors que plusieurs auraient pu croire qu’il  avait passé l’arme à gauche comme plusieurs cinéastes de sa génération, il refait surface avec Moi qui ai servi le roi d’Angleterre. ♥♥♥

   Cette année, il nous revient avec avec Don Juan. L’histoire d’un metteur en scène d’opéra qui n’aime pas l’opéra, mais qui fantasme sur les chanteuses sopranos. Menzel a un savoir faire indéniable, mais son humour ne lève pas. Cela doit une question générationnel, un jour un critique a dit que pour apprécier Saraband, le dernier film de Bergman, il fait avoir plus de 60 ans. Je    déformerais la formule pour dire qu’il faut encore plus de 60 ans pour trouver Don Juan drôle. Dans la salle beaucoup de gens à tête blanche riait de très bon cœur aux gags visuels de Menzel. Le film n’est pas ennuyeux, l’histoire en amusante, le rythme est vif, les comédiens sont adroitement dirigé, mais les blagues et les gags, qui semblaient tant plaire à mes co-visionneur, m’ont laissé un goût de vieil humour dépassé. Exemple concret, l’introduction du film nous montre en un temps record une quantité incroyable de paires de seins à la seconde, pour nous montrer que le metteur en scène passe d’une chanteuse à l’autre. Il faudrait m’expliquer se qu’il y de drôle dans une paire de seins ou dans un bouquet de brosses à dents neuves que le metteur en scène tend le matin venu à sa nouvelle conquête, personnellement cela ne me fait point rire, sourire tout au plus. En parallèle, se greffe a cette histoire, celle d’une dame plus âgée, amoureuse de l’opéra, une genre de Maude moderne, qui squatte les théâtres abandonnés, vole les voitures et donne des cours de chante aux enfants. Cette partie-là est fort réussit et lorsque les deux histoires se rejoignent en milieu du film, le ton de la première partie change un peu  et les trente dernièrement minutes du film sont particulièrement charmante et touchante.

Laurent

**class!K**

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