Wetlands

Oeuvre absurde et attachante, qui en séduira certain et en répugnera d’autres…♥♥♥

« D’aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours eu des hémorroïdes. » C’est avec cette réplique que débute WETLANDS, alors qu’on rencontre la jeune Helen, un doigt fermement enfoncé dans son rectum, filant en planche à roulettes dans les rues de Berlin. Avant longtemps, on apprend qu’Helen rejette les standards de l’hygiène conventionnelle de plusieurs façons significatives, à travers une série d’amusantes séquences grossières qui parviennent à la fois à être vulgaires et drôlement attachantes. Helen est une adolescente complètement individualiste et super fétichiste qui vit selon ses propres règles. Elle s’efforce joyeusement de choquer les gens dans toutes sortes de situations sociales, elle domine presque toutes ses conquêtes, elle se masturbe constamment et elle est obsédée par les fluides corporels, les malformations et les orifices. Un malheureux accident de rasage l’envoie dans un lit d’hôpital, donnant lieu à une foule de possibilités… Pour de l’exploration, de l’amitié et bien plus encore.

Avec un montage éclaté, sa structure libre et sa présentation graphique de scènes malaisantes ou douteuses pour le spectateur, Wetlands touche la cible avec un enthousiasme juvénile et franchement rigolo. Les scènes se succèdent à un rythme efficace et l’actrice principale tire efficacement son épingle du jeu entouré par des personnages qui ne sont pas toujours à sa hauteur. Le film rappelle beaucoup (trop?) Trainspotting par moment, que ce soit au niveau de son montage, son je-m’en-foutisme où le plaisir malsain qu’il prend à nous foutre en pleine gueule des scènes malfaisantes, malsaines ou à la limite du supportable. Reste que Wetlands ne souffre pas trop de sa comparaison et demeure une oeuvre efficace et bien réussie en elle-même où s’enchaine les rencontres iconoclastes entre personnages attachants et attachants et qui autant le potentiel de devenir de devenir un film-culte pour certain qu’un étrange ovni à éviter pour d’autres.

Ouvoir.ca

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