Trumbo , âge d’or d’Hollywood au temps du maccarthysme

L’âge d’or d’Hollywood au temps de la chasse aux sorcières que ce Trumbo, biopic réussi sur la vie du scénariste le plus en vue à Los Angeles dans les années 50 ♥♥♥♥

Dalton Trumbo est un des scénaristes les plus populaires d’Hollywood. À la fin des années 40, le Congrès américain effectue une chasse aux sorcières pour débusquer des communistes. Trumbo et neuf de ses camarades sont accusés et envoyés en prison. À sa sortie, le scénariste figure sur une liste noire qui l’empêche de travailler. Afin de subvenir aux besoins de sa famille, il accepte d’écrire l’histoire de films de série B et Z sans que son nom soit inscrit au générique. Mais Trumbo rêve de revoir le jour où il pourra à nouveau prendre le crédit de ce qu’il rédige.

Vu de loin, Trumbo est tout ce que le cinéma américain semble adorer : Une histoire centrée sur la chasse aux sorcières des années 50 au sein même de l’industrie hollywoodienne; des questionnements scénaristiques et le film d’époque, façon Old School déjà si brillamment mis en avant par Serge Hazanavicius dans The Artist. Le genre même du biopic aurait toutefois pu cueillir le film assez rapidement au détriment de prestations d’acteurs friands d’incarnation potentiellement oscarisable.

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La réussite de Trumbo étant que le film ne grille pas toutes ses cartouches dès le début; la narration réservant ici et là quelques surprises, débutant par des alternances « filtrées » entre cinéma d’hier et d’aujourd’hui et finissant par une rencontre improbable avec Kirk Douglas (incarné à l’écran par Dean O’Gorman ).

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premières minutes semblent diriger Trumbo vers un biopic assez classique, le scénario et les performances des acteurs (dont John Goodman tordant et Helen Mirren espiègle au possible) récupèrent assez vite le tout afin de relever le long métrage vers du très bon divertissement (il faut admettre que la direction artistique vaut également le détour). Pire, on s’amuse même à penser au fil des minutes que, peu importe la longueur, on passe un sacré bon moment en compagnie de Bryan Cranston (alias Dalton Trumbo)

On sent que l’acteur a pu s’imprégner du matériel disponible sur le célèbre écrivain (interview, biographies) afin de trouver un dosage parfait dans la composition du personnage : Ni trop, ni pas assez, tout dans la subtilité malgré la personnalité exubérante du scénariste.

Il convient donc de féliciter le réalisateur Jay Roach habitué de biopic politique cinématographique; c’est lui-même qui offrit sur un plateau d’argent le rôle de Sarah Palin dans Game Change à Julianne Moore.

Si le film au final fait un écho intéressant à plusieurs réalités actuelles ainsi qu’un perpétuel souhait de l’Amérique d’imposer ses idées parfois extrêmes, il n’en demeure pas moins un excellent divertissant qui devrait ravir non seulement les passionnés de cinéma mais également le grand public. Courrez-y !

 

 

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