on compile – 5 films pour se ‘switcher’ le cerveau à ‘OFF’

Tout bon cinéphile sait que viennent certains moments dans une vie où, après une longue journée passée à travailler, on laisse de côté Pasolini pour se détendre par le biais du bon vieux cinéma des attractions. Pour ce premier guide top 5, voici 5 suggestions de plaisirs coupables qui permettront à votre cerveau de se liquéfier pendant que vous dégustez une Pilsner originale entre amis. 

 

 

Airplane 2 : The Sequel (Ken Finkleman, 1982)

Classiques cultes qui représentent la saga des Airplane, je me penche ici sur le second opus, tout simplement parce qu’il semble avoir moins marqué le public que le premier, avec pourtant un pouvoir comique tout aussi efficace, si ce n’est plus.  Mais bon, ça c’est mon avis. Interné dans un institut psychiatrique après les loufoques événements de Airplane (Jim Abrahams, 1980), Ted Striker (Robert Hays) se retrouve responsable des commandes d’une navette spatiale après que celle-ci ait été prise en otage par un dangereux criminel. De bons gags gras qui ne passeraient probablement plus aujourd’hui, des tournures de phrases absolument savoureuses et un refus total de faire dans l’intellectualisme, Airplane 2 : The Sequel se révèle la comédie bonbon idéale pour oublier de penser à des choses trop sérieuses, telles que l’existentialisme ou sa prochaine déclaration d’impôts. 

Airplane 2: The Sequel (Ken Finkleman, 1982)

Moment marquant : Elaine Dickinson (Julie Hagerty) qui exhibe sa crinière dans un ralenti hyper classe après avoir retiré une bobby pin.

Pour louer le film sur iTunes: https://itunes.apple.com/us/movie/airplane-ii-the-sequel/id299234104

Cliffhanger (Renny Harlin, 1993)

C’est bien connu : qui dit Sylvester Stallone dit brassage. Cliffhanger, avec ses explosions, ses morts beaucoup trop dramatiques et son exhibition zéro subtile de gros muscles, le film ne manque pas sa mission première : divertir par les bienfaits du spectacle. Bravo pour cela. Après une erreur de sauvetage ayant coûté la vie d’une femme, l’alpiniste secouriste Gabriel Walker (Stallone) se retire du métier, jusqu’au jour où il est contacté pour aller aider d’urgence un groupe de survivants d’un crash d’avion en montagnes. Arrivé sur les lieux, il sera pris en otage par un groupe de survivants malveillants voulant prendre possession d’une grosse somme d’argent trouvée dans l’avion. Vous devinerez que l’histoire est ici plutôt secondaire, et qu’elle sert de prétexte pour montrer des hélicoptères qui explosent, des paysages montagneux impressionnants et nous faire entendre la voix suave de Sylvester. Dieu merci, on n’en demandait pas plus. 

Cliffhanger (Renny Harlin, 1993)

Moment marquant : L’explosion.

Pour louer le film sur iTunes: https://itunes.apple.com/us/movie/cliffhanger/id278512043

L’Odyssée d’Alice Tremblay (Denise Filiatrault, 2002)

Comédie québécoise délicieusement burlesque qui semble s’être tristement effacée de la mémoire collective, le film de Denise Filiatrault nous plonge dans un univers reprenant tous les personnages des contes préférés de notre enfance, afin de détruire un peu celle-ci…d’une façon franchement plaisante. Alice Tremblay (Sophie Lorain) est une mère monoparentale qui, chaque soir, raconte une histoire à sa fille Émilie. Un soir, après sa lecture, Alice se retrouve prisonnière du monde magique où se retrouvent tous les personnages des contes qu’elle lit à sa fille. Pour s’en sortir, elle devra trouver les portes magiques, non sans rencontrer sur son passage un petit chaperon rouge et un grand méchant loup nymphomanes, une Blanche-Neige vieillissante et une méchante sorcière qui vole sur une balayeuse. Possédant une distribution impressionnante (Mitsou, Marc Labrèche, France D’Amours, Louise Portal, Martin Drainville, Pierre Lebeau, etc.), des blagues grivoises aucunement subtiles et un côté décalé assumé et trop rare dans le cinéma québécois, L’Odyssée d’Alice Tremblay est un bijou pour les cerveaux trop préoccupés qui cherchent à se ramollir quelque peu. 

L’Odyssée d’Alice Tremblay (Denise Filiatrault, 2002)

Moment marquant : Pierrette Robitaille en méchante sorcière qui reprend « I Will Survive ».

Grindhouse (Robert Rodriguez & Quentin Tarantino, 2007)

Ce programme double hommage au cinéma d’exploitation est un incontournable des soirées où le cinéma intellectuel prend une pause. Dans une esthétique reconstituant la piètre qualité d’image de ces films de l’époque, le duo de réalisateurs nous offre deux récits complètement surréalistes, sanglants, vulgaires et jouissifs. Dans Planet Terror (Rodriguez), nous suivons un groupe de gens tentant de survivre à une épidémie causée par un virus transformant la population en dégoûtants mutants. Dans Death Proof (Tarantino), nous suivons un conducteur sadique (Kurt Russel) qui s’en prend à de belles jeunes femmes innocentes en les poursuivant à bord de son bolide pouvant résister aux plus violents impacts. Ajouté à ces deux récits de fausses bandes-annonces hilarantes issues de l’imagination de plusieurs cinéastes dont Edward Wright et Rob Zombie, Grindhouse s’avère un spectacle gore et volontairement excessif bourré d’effets spéciaux et de punch lines absolument mémorables. De quoi se rincer l’oeil après une semaine de canicule où l’énergie s’est évaporée avec notre niveau de concentration.

Planet Terror (Robert Rodriguez, 2007)
Death Proof (Quentin Tarantino, 2007)

Moments marquants : La jambe artificielle du personnage de Rose McGowan (Planet Terror) et le premier crash de voiture bien dégueulasse. Et en slow-motion (Death Proof)

Le Voyage dans la lune (George Méliès, 1902)

Assoyez vous confortablement pour un gros 14 minutes de votre vie et laissez place à la magie. Classique intemporel du cinéma des premiers temps et du cinéma tout simplement, le film de Méliès est l’exemple parfait du cinéma des attractions. Pas de cassage de tête ici: Bourré de trucages fascinants dans le contexte de l’époque et d’images inoubliables, impossible de détourner son attention du récit minimaliste mais envoûtant du pionnier des effets spéciaux. Le tout s’écoutant sans avoir à se forcer mentalement à comprendre la subtilité des dialogues. Merci, cinéma muet. Nous suivons ici six savants dans leur excursion sur la lune, durant laquelle ils font des rencontres plutôt surprenantes. N’ayant rien à voir avec les titres mentionnés plus haut outre son côté spectacle attractionnel, Le Voyage dans la lune est à consommer sans modération. Ça détend et ça éduque!

Le Voyage dans la lune (George Méliès, 1902)

Moment marquant : Bien évidemment la lune-tarte qui se fait crever un oeil par la navette spatiale. L’image à elle seule est une icône. 

Pour voir le film sur Youtube: https://www.youtube.com/watch?v=ZNAHcMMOHE8

Ouvoir.ca

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