Les beaux jours

Très beau retour au premier plan pour Fanny Ardant et la réalisatrice Marion Vernoux ♥♥♥♥

Des beaux jours ? Caroline, fraîchement retraitée, n’a que ça devant elle : du temps libre et encore du temps libre. La belle vie ? Pas si simple… Comment alors tout réinventer ?

Transgresser les règles, provoquer de nouvelles rencontres, ou bien simplement remplir son agenda ? A moins que tout soit déjà là ?…

Dix ans après l’échec d’A boire, revoici l’ancienne compagne de Jacques Audiard, Marion Vernoux, au cinéma et offrant un superbe rôle pour Fanny Ardant :

Une femme, deux hommes et au fond de l’écran, une mer d’un bleu calme et paisible… Pas sans rappeler un certain Lelouch sur une plage normande. Nous sommes ici plus au nord mais la thématique reste la même : Filmer l’amour dans ce qu’il a de passionnel. Et si cette histoire, légèrement amorale, entre un trentenaire et une sexagénaire n’est ni violente ni déchirante, c’est sans doute parce que la réalisatrice a voulu chercher au plus profond des émotions et de sa maturité.

Les seules difficultés sont pour Patrick Chesnais, cocu magnifié et dont les réactions ne pouvaient que sonner juste. Il y a de la grâce dans le traitement de l’histoire. Tel un Stephane Brizé, Marion Vernoux sembler porter une telle affection à ses personnages qu’ils ne seront jamais jugés, jamais condamnés. L’histoire restera sur la même corde pendant une heure et demie, telle cette même parenthèse dans la vie de Caroline : Pas de violence, pas de cris, peu de larmes…la fuite semble être la seule issue.

Certes, le film surutilise « le vent nous portera » version Sophie Hunger et il aurait pu gagner à tomber un peu plus dans le drame plutôt que de vouloir esquisser avec grâce façon Claude Sautet…  Mais la réalisatrice semble ne pas vouloir succomber à un thème bien trop instrumentalisé aujourd’hui : Le mélo

Reste toutefois ce vibrant portrait de femme…qui ne peut s’empêcher de succomber…pour une heure, une semaine, un mois…

Pour une amourette, qui passait par là, J’ai perdu la tête, Et puis me voilà
Pour une amourette, Qui se posait là, Pour une amourette, Qui tendait les bras…

 

 

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