Les Sommets du cinéma d’animation 2022

Les Sommets du cinéma d’animation sont de retour pour une 20e édition bien chargée comme toujours en découverte et en exploration. Cette année, durant les cinq jours du festival se déroulant à la Cinémathèque québécoise, vous pouvez profiter de 114 films, quatre expositions, huit rencontres professionnelles et plusieurs activités gratuites. Parmi cette généreuse programmation, voici une sélection d’œuvres qui sera présentée cette année.

» Les voisins de mes voisins sont mes voisins, 2022

Présenté le mardi 10 mai à 19h à la Cinémathèque québécoise

Le festival débute ce mardi 10 mai avec un véritable ovni, Les voisins de mes voisins sont mes voisins réalisé par Anne-Laure Daffis et Léo Marchand. Le long métrage français qui s’impose avec une proposition formelle déjantée agrémentée d’un humour complètement décalé, se présente comme un patchwork imposant de techniques variées (animation 2D, 3D, stop motion, prise de vues réelles, archives) permettant d’être toujours frais, surprenant, dynamique. Le film se permet d’être autoréflectif dans sa démarche tout en proposant un réel spectacle qui permettra aux habitués ou non de l’animation de trouver leur compte.

» L’Animographe ou Je suis né dans une boite à chaussure, 2022

Présenté le jeudi 12 mai à 19h45 et le dimanche 15 mai à 16h à la Cinémathèque québécoise

Le documentaire de Thierry Dejean présente l’histoire méconnue d’une des premières machines d’animation. Appuyé par des entrevues de pionniers du milieu, le cinéaste retrace les origines d’une invention qui changea l’histoire des techniques d’animation. Bien que la facture du film reste tout de même quelque peu télévisuelle, le sujet demeure fascinant et mérite d’être raconté.

» Pléthore de Nords (Dozens of Norths), 2021

Présenté le mercredi 11 mai à 20h45 et le samedi 14 mai à 17h30 à la Cinémathèque québécoise

Provenant directement du Japon, le dernier film du prolifique réalisateur Yamamura Koji nous offre une exploration complexe et riche, à la croisée entre le cinéma expérimental et le roman graphique. Le récit est nébuleux, très vague; il s’agit plus d’une divagation philosophique avec des paysages abstraits et des personnages difformes en quête du sens de l’existence. Quelque part entre les tableaux de Bosch et l’existentialisme de Buñuel, l’œuvre nous permet de nous évader dans un univers de rêves troubles et brisés. Un véritable film de festival.

Cette édition nous propse une fois de plus une série de projections thématiques, de conférences en lien avec le milieu de l’animation, le très apprécié best of d’Annecy et bien sûr les 4 compétitions canadiennes. C’est avec plaisir que nous retournons en salle pour profiter de la diversité et la richesse du cinéma d’animation mondial. 

 

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