Showing: 337 - 344 of 346 RESULTS

Sicario: dans l’enfer du cartel de la drogue mexicaine.

Malgré tout ce soucis du détail, Sicario n’est pas un film bavard. Même s’il a beaucoup de choses à dire, le réalisateur n’a de cesse de suggérer plutôt que d’imposer. À l’action principale, Denis Villeneuve greffe des scènes de tendresse entre un père, policier corrompu, et son jeune fils, joueur de soccer. Ces moments de pause semblent être là pour faire écho aux intentions d’Alejandro qui ne cherche finalement qu’à se battre pour sauver ces vies de familles instables, dont la violence fait partie intégrante du quotidien. De bien rares moments de silence annonçant le chaos à venir qui ne nous quittent pas, même une fois sorti de la salle.

Vincent n’a pas d’écailles: une comédie fantastique déroutante

Le réalisateur s’est visiblement amusé avec les codes du genre fantastique. Ici, pas de scènes ou de prologue expliquant l’origine du pouvoir surnaturel de son héros. Il ancre le personnage dans la réalité somme toute banale du quotidien pour créer une authenticité en opposition totale avec sa condition. Vincent mange, travaille, et trouve même le temps de tomber amoureux. Toutefois, à trop vouloir ressembler au quidam du village du coin, le réalisateur perd l’intérêt du spectateur qui ne comprend plus si l’on se situe dans la comédie ou le fantastique.

Boy 7: une réflexion éclairée sur les travers de notre société

Si le titre du film renvoie au matricule que porte le héros (référence au milieu carcéral), c’est pour mieux mettre en exergue la critique d’une société qui corsette les manières de penser et conditionne les gens à ses fins personnelles. Le labyrinthe que forme le parc de la bâtisse Coopération X et les nombreuses images de tuyaux ne sont alors qu’une métaphore du long chemin que le héros devra encore parcourir afin de trouver la clef de son existence.

Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence : La comédie de l’absurde qui fait mouche

Même si de prime à bord les personnages d’Andersson apparaissent antipathiques, il émane de son oeuvre une certaine poésie chaleureuse provoquée par le portrait au vitriol de ces derniers qui, grâce au rire, nous soulage des maux de notre société. Le ton, alors radical, confirme incontestablement la présence du réalisateur dans cette famille du cinéma scandinave (avec le Norvégien Bent Hamer et son superbe Kitchen stories), qui croque des personnages au teint blafard mais pourtant hauts en couleurs en étudiant tous nos travers du quotidien.

Eden: un paradis perdu

La réalisatrice aime d’un amour inconditionnel ce personnage à qui elle pardonne tout. Il est sans cesse magnifié à l’image du début du film où sa silhouette se dégage du brouillard dans le halo de la lune. Cependant, le spectateur lui, manque d’empathie à son égard ayant du mal à comprendre ses choix et ses motivations dans un récit malheureusement trop souvent elliptique.

52 Tuesdays

La réalisatrice ne tente pas de nous donner des réponses. Sa caméra n’est pas non plus dans le jugement. Elle se questionne juste, tout comme Billie qui se filme et expérimente, à sa manière, son corps de jeune adolescente.