Du cinéma belge qui fait voyager ♥♥♥
Christina, bientôt 30 ans, vit dans la région de Charleroi en Belgique, avec Marco, son petit ami.
A la mort de sa grand-mère, elle hérite d’une maison en Corse. Dans son entourage, personne ne semble savoir pourquoi la vieille dame possédait cette maison. Sa famille presse Christina de vendre son bien. Mais elle s’y refuse.
Elle veut comprendre pourquoi sa grand-mère lui a laissé cet étrange legs. Elle voit aussi en cet héritage une occasion unique de remettre en question sa vie monotone. Sur un coup de tête, elle part seule à la découverte de sa maison. Ce voyage va bousculer son existence. Et celle de ses proches.
Le « cul du loup », c’est une manière Corse de désigner le « trou du cul du monde », endroit où Christina veut aller à tout prix lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère.
Certes le côté manichéen du film (morose Belgique face à une revigorante Corse) est facile mais il réussit à insuffler le même vent de fraicheur que celui que Christina se prend en pleine figure. Il y a un peu d’ « Une hirondelle a fait le printemps » dans ce film Belge. L’ambition scénaristique et cinématographique n’est guère plus étoffée que cela, mais elle est suffisante.
La sympathique Christelle Cornil est convaincante par son naturel et la naïveté qu’elle apporte à son personnage.
Un joli petit film indépendant fait avec quatre francs six sous mais qui vous procure une émotion véritable et vous amène sur les routes d’un voyage initiatique.
