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Celle que vous croyez : Love me tinder

Ici, la succession parfois maladroite des twists de la deuxième partie apparaîtra poussive pour certains tandis que le premier segment lui volera la vedette haut la main grâce à une étude des mœurs sociologique et pathologique du double au travers le prisme des réseaux sociaux. Dans ce triste constat générationnel, on navigue à outrance sur internet, les yeux rivés sur cette lumière verte (statut en ligne) auquel on s’accroche tel un phare éclairant et guidant les bateaux la nuit pour leur éviter le naufrage.

Retour en Bourgogne: le coeur a ses raisins

Avec Retour en Bourgogne, Cédric Klapisch perd l’ivresse et la fraîcheur de certaines de ses œuvres mais réussit cependant à transmettre, une fois n’est pas coutume, sa philanthropie contagieuse avec toute la bonhomie qui le caractérise.  Loin d’être un vin de table indigeste, cette cuvée 2017  libère un doux parfum de nostalgie qui reste en bouche longtemps après avoir quitté la salle. Comme Ni pour, ni contre (bien au contraire), il faudra sans doute laisser vieillir ce dernier cru pour en apprécier tous les arômes qui parfois se retrouvent simplement prisonniers de leurs promesses.

Made in France (Inside the cell)

Si la mise en scène sait être nerveuse quand l’action le nécessite, on sera gré au réalisateur de ne pas avoir recours à l’utilisation abusive de mouvements de caméra que beaucoup se seraient dépêchés de jeter à l’image. Au contraire, il fait preuve de sobriété et use d’intelligence en mettant davantage l’emphase sur la psychologie et les motivations des personnages que sur leurs gestes. Ici, pas de fusillades intempestives ni d’explosions à tout va, mais plutôt l’analyse en amont du cheminement intellectuel de leurs actions. Made in France atteint sa cible droit au cœur grâce à la sincérité de son engagement.