Le Manoir magique

Le Manoir Magique est un petit film d’animation sans prétention où foisonne les idées brillants et les personnages attachants. ♥♥♥♥

Le passé n’avait jamais prouvé que Ben Stassen était un grand génie, son premier film Fly me to the moon avait quelques trouvailles intéressantes, mais n’a pas laissé un souvenir impérissable, ses deux films suivants qui s’attardaient au personnage de Sammy une tortue de mer ne semblait être conçus que pour surfer sur l’univers aquatique popularisé par le succès de Finding Nemo. C’est avec d’autant plus de surprise que nous ravit son quatrième film, Le manoir magique, qui narrativement est encore la traîne des films de Disney et Pixar (ici on pense à Toy Story, là à Brave Little Toaster), mais dans son rendu de l’histoire le film est charmant et innove par moment.

Tonnerre est un chat abandonné, il trouve refuge dans un manoir étrange où cohabitent lapin, tourtereaux, souris, jouets mécaniques et Lorenz, un magicien âgé que son neveu, Daniel, tente de placer dans une résidence de personnes âgées. Suite à un accident, Lorenz séjourne à l’hôpital et Daniel tente de profiter de se moment pour mettre le manoir en vente, mais malheureusement pour lui, les autres habitants de la maison ne le laisseront pas faire. Tonnerre, aidé par le reste de la maisonnée, feront tout pour décourager les acheteur potentiel. 

Dès la première scène où tonnerre entre dans le manoir, nous réalisons que l’œuvre à quelques choses d’exceptionnel. Si à défaut d’avoir une qualité d’animation vraiment remarquable, l’univers sonore que crée Stassen est époustouflant, dans la dernière année, on ne pourrait pas nommé 5 films qui ont créé quelques choses d’aussi réussit. Bruit d’ambiance, musique (composé par Ramin Djawadi, l’homme derrière la musique de Paficic Rim et Iron Man) et un amoncellement de bruits étranges et divers qui s’harmonisent en tout qui nous fait parfaitement comprendre le ressentir de Tonnerre. La scène dure un petit cinq minutes, mais un cinq minutes magistralement exécuter. Le film en entier un parsemé de petits moments aussi réussis. 

Le point de vue que Stassen donne au film est étonnant par moment. À quelques reprises, il ne se contente pas de montrer la scène d’un point de vu externe, mais plutôt, nous montre plutôt un point de vue subjectif. Au cours d’une même scène les plans objectifs et subjectifs s’alternent, l’animation a une fluiditer remarquable qui permet ces changements de s’opérer sans jamais brusquer le spectateur. Pour la première fois, Stassen est accompagné à la réalisation par Jeremy Degruson son ancien directeur artistique qui a pris du galon, un changement qui vraisemblablement sert le grandement le film.

Laurent

**class!K**

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