La tornade Xenia arrive sur grand écran et il ne faudra pas la rater ! ♥♥♥♥

Car Xenia est un bijou, un bonbon voir un conte de fée que les festivaliers de Cannes ont eu l’occasion de découvrir en catégorie Un certain Regard cette année.

A la mort de leur mère, Dany et son frère Odysseas, 16 et 18 ans, prennent la route d’Athènes à Thessalonique pour retrouver leur père, un Grec qu’ils n’ont jamais connu. Albanais par leur mère, ils sont étrangers dans leur propre pays et veulent que ce père les reconnaisse pour obtenir la nationalité grecque. Dany et Ody se sont aussi promis de participer à un populaire concours de chant qui pourrait rendre leur vie meilleure. Ce voyage mettra à l’épreuve la force de leurs liens, leur part d’enfance et leur amour des chansons italiennes

Quel bonheur ! Quelle claque que ce quatrième long métrage du grec Panos H. Koutras !

Très vite dès les premières images, avec cette couleur poussée à saturation, le spectateur est projeté dans un univers différent de ceux qu’il est habituellement amené à côtoyer …de ceux qui flottent entre onirisme et kitch parodique. Si l’on voulait comparer, on pourrait dire qu’il y a un peu de Araki et d’Almodovar….mais cela serait réduire le film tant il semble trouver une voix qui est la sienne.

Xenia3

Est-ce que Xenia est pour autant un film pop  à l’image de Dany un peu percé au nez et très décoloré de la mèche? Peut-être bien mais seulement à l’image de cette Grèce attaquée par la crise depuis bientôt dix ans…Car les références à cette culture populaire sont bien souvent inconnues d’un monde occidental non-grec.

Homophobie, xénophobie ou encore fascisme…Tout y passe ou presque et même sans aucun problème tant Panos H. Koutras se veut artisan plutôt que prophète. Dans Xenia, pas de ton moralisateur…Seulement deux frères en quête de leurs origines, de leur passé, d’un flou dans leur vie : Un épic road-movie pop en quelque sorte.

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