Tu honoreras ta mère et ta mère

Après Mariage à Mendoza, il semble être la mode que de transposer une histoire familiale dans un endroit dépaysant…Contrairement au film d’Edouard Deluc, la Grèce est ici idéalement utilisé comme un personnage à part entière. C’est d’ailleurs l’une des réussites du nouveau film de Brigitte Rouen (Post-Coïtum animal triste). ♥♥♥½

Les Dieux n’aiment pas que l’on force le destin.
Quand Jo débarque en Grèce avec ses fils, alors qu’elle sait que le festival qu’elle a créé est annulé pour cause de crise.
Quand elle squatte une maison parce qu’on ne la loge plus.
Quand elle force la main du maire pour faire quand même un « petit » spectacle…
Les Dieux la punissent : ses fils lui font la gueule, le spectacle dégénère et son petit-fils couche avec une Grecque du village.
Ils sont tous virés, c’est la fin d’une époque de sa vie.

Cela commence d’une manière on ne peut plus foutraque avec ces trois fils en vacances en Grèce, légèrement obligés par une mère possessive et insatisfaite de ne pouvoir profiter de ses enfants qu’une semaine par an. L’histoire s’installe peu à peu, les dialogues fusent de toute part et très honnêtement, il est difficile de comprendre l’intérêt de ce long métrage lors des premières minutes…

Mais la présence imposante de Nicole Garcia finit par capter l’attention du spectateur qui s’attache à cette mère poule et à ses quatre enfants (sans oublier leurs femmes et leurs enfants) : Ca s’engueule, ça rit, ça pleure…La vie quoi !

Certes on a moins affaire à un véritable scénario de comédie qu’à un fourre-tout réconfortant et bordélique…mais il faut avouer que cela marche !

Comme annoncé en préambule, l’une des forces du film est de réussir à jumeler une histoire familiale à de nombreuses références qui sont ici autant mêlées au théâtre antique (l’exemple d’Emmanuelle Riva en Cassandre est frappant) qu’à l’art moderne. On se demandait un peu ce qu’étaient devenus Eric Caravaca et Gaspard Ulliel; Ils forment ici avec Michaël Abitboul  et Patrick Mille quatre frères aussi opposés qu’attachés à leur mère…

Le tout est une très jolie ode à la filiation, un très bel hommage aux rapports mères/enfants…

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