Page d'accueil Critiques de films Au Québec Le Trip à trois : Bon plan pour l’hiver (critique de film)

Le Trip à trois : Bon plan pour l’hiver (critique de film)

Le Trip à trois : Bon plan pour l’hiver (critique de film) 3.0
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Note de l'auteur
NOTE DU LECTEUR

Vous ne saviez pas quoi faire de votre hiver ? Et si Le Trip à trois était la solution ?

Une comédie popu-chic pour terminer l’année des films québécois.

Estelle, 34 ans, conjointe et mère de famille sans histoire, s’enfonce dans une vie rangée et prévisible. Mais une série d’événements remet son identité en question au point qu’elle en vient à réaliser que le nœud de cette crise existentielle est… sexuel. Loin de sa zone de confort, elle se lance le défi d’organiser un trip à trois entrainant avec elle dans cette quête folle son conjoint, Simon (Martin Matte), qui se sent tout aussi incompétent!

Il y a toujours une petite appréhension au moment de regarder une comédie cinéma québécois tant il est difficile de produire du populaire sans tomber dans l’ordinaire où un ou deux acteurs font le show afin de palier les carences du scénario ou de la mise en scène. C’est d’autant plus problématique que le niveau proposé par les séries actuellement est tellement bon qu’on se demande aussi pourquoi proposer des longs métrages lorsque le public est assuré en télé. Qu’est-ce que le cinéma pourrait apporter de plus ? C’est une question qui revient au moment d’entrer dans une salle obscure.

Rassurons le spectateur, Le Trip à trois ne tombera pas si vite dans les oubliettes et la proposition faite par  Nicolas Monette vaut sans nul doute le détour.

Nous suivons donc les pérégrinations de Melissa Désormeaux-Poulin, femme de la trentaine brillante, mais donc la vie conjugale se résume beaucoup trop au schéma classique du métro-boulot-dodo urbain. Face à elle, Martin Matte qui se satisfait bien malgré lui de petites vites le matin ou le soir et ne comprend pas trop le revirement soudain de situation de sa femme…

Très vite, on se rend compte que ce trip à trois se voudra une sorte de Sex & The City à la sauce québécoise grâce à ces quatre copines qui multiplieront les sorties en gang de filles afin de résoudre la problématique de leur amie « plate »… Et pourquoi pas remettre un peu de piment dans son couple ?

Le Trip à trois : Bon plan pour l’hiver

Par moment, les dialogues sont très bien écrits et viennent récupérer du comique de situation déjà parfois assez vu (façon Sept ans de mariage) à la fois au cinéma, sur le web ou en séries.  La distribution est à croquer en particulier Karine Gonthier-Hyndman (Like-moi/Les Simone) qui s’en donne à cœur joie en interprétant la supérieure de l’héroïne, Business woman vacharde, mais également la toujours sympathique Geneviève Schmidt assumant à trois cents pour cent son rôle de bonne copine centrée sur la psychanalyse (on l’avait aussi beaucoup apprécié lors de quelques épisodes de Lâcher Prise)

Si l’intrigue tourne un peu en rond au milieu, il conviendra de saluer le changement de direction lors de la dernière partie. Non seulement le long métrage de Nicolas Monette s’aventurera sur des terres moins convenues que la comédie sentimentale classique mais il s’affranchira également du happy-end habituel du couple pour plutôt se diriger vers l’affranchissement du personnage principal. À ce titre, l’introduction d’un clip « karaoké » interprété par la plupart des protagonistes (mais chut, on ne vous en dit pas plus) s’avérera une très bonne idée.

En résumé, un bon moment à passer en couple ou célibataire (certainement pas en famille) pendant le temps des fêtes… Mais surtout, l’occasion de profiter de, sans doute, la meilleure comédie québécoise de l’année !

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Syril Tiar Tombé dans le cinéma alors qu’il était tout petit, Syril Tiar s’est rapidement pris d’affection pour le cinéma francophone… Devenu un connaisseur hors-pair des Sautet, Resnais, Chabrol, Lelouch, Lecomte (oui à cette époque, seuls les vivants comptaient), ce n’est que bien plus tard qu’il a pu élargir ses goûts à d’autres réalisateurs d’abord européens (Von Trier, Almodovar, Leigh…) puis américains (Allen, Burton).

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