Tim Burton

Tout petit déjà, le petit Tim est fan de film de montres comme Godzilla ou Frankenstein. Aux études, il se tourne tout naturellement vers l’animation et est embauché en 1979 par les studios Disney. Avec la signature de son premier dessin animé en 1984, Tim Burton est rapidement remercié par les studios Disney qui jugent sont travail beaucoup trop noir.

En 1985, on lui confie la réalisation de « Pee Wee Big Adventure », tourné avec un très faible budget et réalisé en moins d’un mois. La chance lui sourit alors puisque ce premier long métrage est un succès et lui permet de trouver des fonds pour ce qui sera l’adaptation d’un personnage créé de toute pièce : Beetlejuice !

Dans ce film, que Burton vend déjà comme une version période de L’exorciste, il pose les bases d’un univers joyeusement morbide (que l’on retrouvera aussi dans Mars Attacks ! et Charlie et la chocolaterie) et le film bien qu’aujourd’hui légèrement désuet, est bourré d’humour.

Beetlejuice marque aussi le début d’une amitié avec Michael Keaton que le réalisateur réembauchera pour ses Batman malgré les critiques envers l’acteur qu’on pense incapable de passer de Beetlejuice à Bruce Wayne.

 

D’ailleurs, c’est grâce à Batman, son budget colossal et son million de dollars de budget consacré aux effets spéciaux que Tim Burton va réaliser son premier blockbuster.

Avec sa suite, Burton réalisera une de ses œuvres les plus abouties : Qui ne se souvient pas du « Miaou » de Michelle Pffeifer ou encore de l’abandon dans le berceau de ce qui sera le futur pingouin !

Au travers de ses films, le réalisateur tisse des liens forts avec ses acteurs comme le prouve son attachement à Michael Keaton, Danny De Vito (Batman Le défi, Mars Attacks!, Big Fish) , Jacques Nicholson (Batman & Mars Attacks!) ou encore Michelle Pffeifer (Batman Le défi & Dark Shadows)…

 

Mais c’est entre Batman et sa suite que le réalisateur tombera vraiment sous le charme d’un petit acteur de série télé…Johnny Depp qu’il fera alors son héro de « Edward aux mains d’argent »

 

Véritable fable fantastique et merveilleuse, ce film est salué par la critique comme un chef d’œuvre.

Il faudra attendre plusieurs années et « Sleepy Hollow » pour retrouver ce même univers dans la filmographie de Burton.

Depuis notre réalisateur varie entre fantastique mystique (Les Noces funèbres), Blockbuster (La planète des singes, Alice…) et Adaptation ironique (Mars Attacks!)

On retrouve chez lui quasi-régulièrement la présence de morts, d’arbres tordus, d’un univers noir et coloré à la fois (cf Big Fish ou Charlie et la Chocolaterie) souvent inspiré du cinéma expressionniste allemand.

Le réalisateur dispose d’un compositeur fétiche, Danny Elfman, dont on finit par reconnaître la patte directement…

 

Dans son registre, Tim Burton est sans doute le réalisateur américain vivant adulé de tous  (#1 dans bien des cœurs); il se fait le chantre des marginaux, des solitaires, des prétendus monstres renfermant des trésors de gentillesse…

Le réalisateur a fait l’objet d’une exposition au Moma à NYC en 2010

 

 

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