Budori, l’étrange voyage (Guskô Budori no Denki)

Fable naturaliste ennuyante – ♥½

Dans les années 1920, Budori Gusuko, un jeune chat, vit tranquillement aux côtés de ses parents. S’installe soudain sur le monde un hiver sans fin. Ses parents disparaissent, l’un après l’autre puis sa petite sœur, Neri, de se faire kidnapper par un mystérieux félin. Les deux évènements seraient-ils liés? Budori décide de tout tenter pour retrouver Neri. 

Budori_posterOn attendait beaucoup des studios Tezuka (Astro Boy), de cette deuxième adaptation d’un des plus grands conteurs japonais (après celle de Bandai Visual en 1994), Kenji Miyazawa et de cette nouvelle oeuvre de Gisaburō Sugii, génération montante des animes que certains voient comme un des remplaçants d’Hayao Miyazaki. Force est de constater que l’entreprise est ici très décevante. On voit que le réalisateur en appelle à un des grands succès de Miyazaki (Le voyage de Chihiro) ou de Takahata (Le tombeau des lucioles) aux travers de références plus ou moins discrètes (fable sociale écologiste, fantaisie naturaliste, conscience sociale et sens du sacrifice), mais rien du charme, de la poésie ou du drame poignant de ces artistes ne transparaît ici. Le thème d’une lente tranche de vie d’un garçon qui, après une enfance difficile est obligé de s’aventurer dans le monde et trouver sa place semble avoir déjà été vu et revu. Même le personnage de Budori manque d’épaisseur ou de contraste, il n’est mu par aucune émotion, ne recherche que sa soeur et travaille très dur… Long, ennuyant et trop compliqué pour plaire aux enfants, le très limité second degré de lecture laissera les adultes sur leur faim.

Réalisateur : Gisaburo Sugii, Scenario (fondé sur le livre de) : Kenji Miyazawa, Producteur : Yoshihiro Shimizu, Musique : Ryôta Komatsu, Japon, 106 min.

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