Tele Gaucho

Un film brouillon et décevant ♥

Tout a commencé lorsque les caméscopes ont remplacé les caméras. Faire de la télé devenait alors à la portée de tous. Jean-Lou, Yasmina, Victor, Clara, Adonis et les autres ne voulaient pas seulement créer leur propre chaîne de télé, ils voulaient surtout faire la révolution. Ainsi naquit Télé Gaucho, aussi anarchiste et provocatrice que les grandes chaînes étaient jugées conformistes et réactionnaires. Cinq années de grands foutoirs, de manifs musclées en émetteur pirate, de soirées de beuveries en amours contrariées… et ce fut ma parenthèse enchantée.

Après le déjà culte « Le nom des gens », Michel Leclerc mis la charrue avant les bœufs pour son dernier film, Télé Gaucho, librement inspiré de Télé Bocal.

Car comme le dit si bien Jean Pierre Bacri : « On ne monte pas un film avec des anecdotes ».

Télé Gaucho a beau être plaisant, mignon ou représentatif d’une époque, c’est surtout un film qui manque cruellement de scénario concret et très brouillon.

Tele Gaucho suit donc les premiers pas de Victor (sympathique Félix Moati) au sein d’une communauté pseudo-révolutionnaire : Tele Gaucho.

Durant 1H30, il tombera amoureux de Clara (tordante Sarah Forestier), effectuera son stage chez le concurrent (Emmanuelle Béart), regardera les engueulades de Jean-Lou et Yasmina…bref, du remplissage scénaristique si l’on veut être honnête.

Michel Leclerc retrace son aventure personnelle (une nouvelle fois) puisqu’il participa lui-même à l’époque à la création de la télévision libre, Télé Bocal, durant les années 90 mais ses personnages sont plutôt transparents et très caricaturaux : la gueularde, la neuneu, le jeune premier…bref..une galerie de portraits tout au plus : Félix Moati et Sarah Forestier sont attachants ce qui est moins le cas d’Eric Elmosnino ou Maïwenn (en mode tête à claque)

L’ennui finit par s’installer …

Dommage

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