Aller à la barre d’outils
Affichage : 1 - 7 sur 7 RÉSULTATS

Été 85 : le manège tumultueux qu’est l’amour

Il souffle un vent de chaleur sur les côtes normandes de l’Été 85 de François Ozon. Entre suspens et passion charnelle, il nous dévoile la sombre et tragique histoire de deux adolescents qui découvrent, en même temps que l’amour, la dureté de la vie. De leur rencontre fortuite jusqu’à leur naufrage sentimental, ils seront liés durant 6 semaines et 8h par le romantisme morbide d’un pacte saugrenu : le premier des deux qui mourra ira danser sur la tombe de l’autre.

L’amant double : fenêtre sur faux-semblants

De Lynch à De Palma, sans oublier Hitchcock et Polanski, ce thriller érotique semble avoir été conçu pour contenter les nostalgiques des années 80 en ayant recours à une facture visuelle qui se voudrait grisante mais qui devient vite désincarnée, lasse de n’être qu’une pâle copie de maîtres jamais égalés. À trop vouloir jouer dans les méandres du subconscient et de la mémoire, Ozon mystifie le spectateur et démultiplie à outrance des twists qui finissent maladroitement et malheureusement par le décontenancer en raison des mises en abîme itératives rappelant le 4ème volet de la saga Scream. C’est dire…

The Danish girl: to be or not to be?

Certainement plus cinématographique, la transformation physique est toujours un des angles retenus au détriment de l’introspection. The Danish girl ne déroge pas à la règle abordant les troubles de l’identité de manière convenue et fragmentaire. Toutefois, on sera gré à Tom Hooper de livrer un film sensitif qui fait fi d’une narration abusive, privilégiant l’image aux mots sans farder la vérité. Le metteur en scène retranscrit bien les émois d’Einar et les tourments par lesquels il passe grâce à une réalisation éthérée imprégnée de poésie et mâtinée d’une photographie douce et vive à la fois.