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Les affamés : Quand le présent dévore le passé

L’originalité du cinéaste et scénariste réside dans ce que nos héros, ses protagonistes humains, incarnent : le passé. Ils ne sont pas des personnes du présent, mais représentent plutôt des valeurs et/ou des habitudes, que nous pourrions catégoriser de datées, surtout en rapport à la société d’aujourd’hui (du moins pré-COVID-19). Les quelques détails qui peuvent agacer font sens lorsqu’ils sont abordés par le prisme du passé.

entrevue avec Philippe Lioret

Le 9 novembre dernier, à l’occasion de la 22ème édition du Festival Cinemania, nous avons rencontré Philippe Lioret venu présenter son nouveau film, Le fils de Jean, accompagné de l’équipe franco-québécoise composée de Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Marie-Thérèse Fortin, Patrick Hivon, Pierre-Yves Cardinal et Catherine de Léan.

Les mauvaises herbes: à la découverte du pot aux roses

À l’instar du Misanthrope que cite un personnage, le film prêche la tolérance sociale notamment à travers la sexualité de Francesca. Son acceptation manifeste par les gens du village en font un bel exemple et ce, malgré la différence d’âge et l’isolement géographique des lieux. La rencontre entre un gars de la ville et un autre de la campagne confère à ce vaudeville très divertissant un potentiel comique soutenu par un timing bien calibré.

Ville-marie ou la confrontation des peurs

C’est à l’hôpital Ville-marie, lieu de leur rencontre, que ces âmes en peine vont peu à peu se relever pour s’acheminer vers la guérison. Il faudra qu’ils confrontent leurs peurs pour pouvoir vivre à nouveau et lâcher prise à l’image de cette scène où un ballon s’envole du balcon de Marie. Avec ses néons, la ville n’est alors qu’une immensité engloutissant l’humain, où les perpétuels travaux font écho aux réparations qu’ils devront entreprendre dans leur propre vie.