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Super Dark Times : un cinéaste à surveiller [Fantasia]

Super Dark Times : un cinéaste à surveiller [Fantasia] 4.0
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Note de l'auteur
Super Dark Times est un premier long-métrage de grande qualité pour l'américain Kevin Phillips.
NOTE DU LECTEUR

Super Dark Times est un premier long-métrage de grande qualité pour l’américain Kevin Phillips.

Dans les années 1990, au cœur d’une banlieue tranquille où coexistent le chant des oiseaux et le son de la scène grunge de Seattle en éclosion, les meilleurs amis Josh (Charlie Tahan) et Zach (Owen Campbell) s’offrent du soutien l’un l’autre alors qu’ils s’efforcent de surmonter les défis sociaux que présente l’école secondaire. Un jour, un terrible accident déchire leur existence et les force à garder un sinistre secret qui affecte chacun de façons différentes. Alors qu’ils tentent de reprendre leur routine normale, ils commencent à changer considérablement, au-delà de l’évolution de leurs personnalités propre à leur âge. Soudainement, leur jeunesse s’enfonce dans une noirceur cauchemardesque. Nous demeurons intentionnellement vagues ici afin de préserver l’impact du film. Sachez seulement qu’il s’agit d’une puissante histoire à propos de la fin de l’adolescence, de la corruption de l’innocence, de l’amitié, de la loyauté… et du meurtre.

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Super Dark Times frappe d’entrée de jeu en raison de la maîtrise de son réalisateur, Kevin Philips, qui en est à son premier long-métrage après une série de courts. Le cinéaste américain réussit à mélanger et à maîtriser les différents genres qu’il propose (passage à l’âge adulte, perte de l’innocence, suspense, horreur quand ce n’est pas carrément gore) et les transitions de ce joyeux mélange des genres se font naturellement et en douceur. Autant sur la forme que le fond, Super Dark Times nous surprend où nous ne l’attendons pas avec intelligence et brio sans chercher à forcer la note ou surenchérir.

Super Dark Times
Super Dark Times

Situé dans une époque pré internet et cellulaires, le film de Kevin Phillips se concentre sur la psychologie de ses personnages adolescents et leurs relations interpersonnelles. Si l’importance de l’époque peut sembler trop appuyée inutilement, spécialement puisqu’elle ne fait qu’instaurer une tension dramatique qui serait annihilée par la présence de téléphones cellulaires, elle permet néanmoins de présenter la traditionnelle insouciance et naïveté juvénile autrement que par les réseaux sociaux. À travers une direction photo sans faille (Philips a d’ailleurs été directeur photo sur plusieurs autres productions), Super Dark Times laisse les mots et les images parler en minimisant les interventions extérieures.

Découlant d’une certaine frange du cinéma indépendant américain, on pense beaucoup à Mean Creek de Jacob Estes paru en 2004, ou encore Brick de Rian Johnson sorti l’année suivante en écoutant Super Dark Times. Les références restent néanmoins dans les thèmes et l’approche générale (quoi qu’un plan est calqué du Melancholia de Lars Von Trier) d’un cinéaste cinéphile à la signature mature. Voici donc premier long-métrage d’une grande qualité pour Kevin Phillips qui témoigne déjà d’une signature forte de metteur en scène qui nous laisse présager le mieux pour ses films suivants.

 

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