Stay

Stay est un film tranquille, classique, dans sa forme et son sujet, mais qui servit par acteur formidable et un décor sublime, permet à Wiebke von Carolsfeld réussir un film captivant et émouvant.   ♥♥♥½

Une montréalaise vit dans un village côtier d’Irlande avec un professeur d’archéologie beaucoup plus âgé qu’elle.  Elle tombe enceinte, mais lui suite à une tragique expérience antécédente ne veut pas d’enfant. Elle le quitte et part se réfugier chez son père au Canada.

Elle c’est Taylor Schilling. Une actrice que nous avions découverte en 2009 dans Mercy, une série médicale de NBC. Puis dans un petit rôle dans Argo de Ben Affleck en 2012 et face à Zac Effron dans The Lucky One la même année. Lui c’est Aidann Quinn, grand acteur irlando-américain souvent sous-exploité, qui a souvent joué les irlandais de service (The Eclipse en 2009, Song for a Raggy Boy en 2003, …). Les deux figuraient ensemble au côté de Meryl Streep dans le générique de Dark Matter, un petit film passé complètement inaperçus en 2007. Ensemble, malgré le peu de scène commune, il se dégage une chimie particulière.

L’un des principaux personnages du film c’est l’Irlande, le vent, la mer, la pluie, les montagnes. Ronald Plante, directeur photo de Monsieur Lazhar, Jappeloup et La Face Caché de la Lune, le film avec délicatesse et admiration. Peut-être trop admiratif, nous pourrions lui reprocher le côté «carte postal».  Cependant, cela sert le film, lui donne un souffle, une atmosphère aussi.

Cette histoire, c’est du déjà vu et des milliers de fois déjà mais la symbiose qui s’installe entre Quinn, l’Irlande et Schiling crée quelques chose de magique. Quelques qui touche profondément.

En parallèle à leur histoire, viennent se greffer celle d’un petit voisin qui fuit l’école, d’une factrice qui décède brusquement et de la fille de cette dernière qui accouche lorsqu’elle arrive après les funérailles de sa mère. Ces histoires sont mal dessinées et malheureusement, on n’est pas toujours sur de leur pertinence et de leur lien avec le couple principal. Le professeur (Quinn) passera du temps avec le jeune garçon et la jeune mère, ce qui l’éveillera à la joie de la paternité, c’est un peu gros, mais disons que cela ne gâche pas trop la sauce, la force du talent d’Aidan Quinn est de rentre les situations à la limites du cliché toujours crédible.

Le personnage de Schiling passe une bonne partie du film à Montréal, le spectateur pourra s’amuser à voir que ce qui caractérise la ville, dans les premiers plans que la réalisatrice nous montre de la métropole québécoise, ce sont des rues en rénovation!

 

Ouvoir.ca

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