Spectre : Retour aux sources

Avec Spectre, James Bond revient tranquillement aux sources. ♥♥♥½

Quand Daniel Craig est arrivé à la tête de la franchise James Bond, rapidement, un virage s’est imposé. La dimension humoristique, toujours présente à des degrés variables dans la franchise, s’est effacée au profit d’un plus grand réalisme, d’une plus grande profondeur scénaristique et d’un héros plus complexe. Ce virage très en vogue s’inscrivait en parfaite cohérence avec la mode des films de super héros des années 2000, nommément la série Batman de Christopher Nolan. Heureusement, on sentait un léger retour aux sources avec Skyfall et celui-ci se confirme tranquillement avec Spectre pour notre plus grand bonheur!

Retour vers le futur

Dans Spectre, James Bond enquête sur la sinistre organisation du spectre au moment où le MI6 est aux prises avec des problèmes de surveillance qui viennent remettre en question le programme même des agents 00. Entre Rome, Londres ou l’Afrique, Bond sera laissé à lui-même (avec quelques Bonds girls au passage) pour réussir cette mission qui lui a été donnée par nulle autre que son ancienne patronne M

D’entrée de jeu, nous avons un scénario solide, empreint de rebondissement et mené efficacement par Sam Mendes. Malgré une durée de 2h30, on ne sent pas de longueur, sinon quelques relâchements, et on reste accroché à cette histoire de facture classique, mais efficace. La mise en scène de Sam Mendes est encore une fois très solide; évidemment, le plan-séquence d’introduction est remarquable de fluidité et introduit parfaitement la scène initiale, cruciale pour le développement du récit, mais son utilisation de la profondeur de champ est également très originale et à propos à plusieurs reprise. Il serait logique de continuer à lui faire confiance pour le prochain opus de James Bond.

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Laissez James Bond être James Bond

Pour peu que l’on est fan de la série de films James Bond, on ne s’attend pas à un réalisme outrepassé ou une profondeur psychologique de notre héros. James Bond est l’agent secret qui tue le méchant, séduit la jeune fille sans froisser son smoking avec un verre de martini à la main. James Bond a un côté glamour, cool, au-dessus de ses affaires, qui semblait en voie de disparition jusqu’à Skyfall. Avec Spectre, nous prenons également grand plaisir à admirer les multiples références à la série; que ce soit On her majesty’s secret service (hôpital en montagne), Goldfinger (climax) ou Moonraker (Carnaval) pour ne nommer que ceux-là, on retrouve même le bon vieux Ernst Stravo Blofeld . On voit clairement un désir de faire plaisir aux fans de la série et les subtils retours aux sources s’inscrivent également dans cette lignée.

On en aurait pris cependant davantage! Par exemple, les drames accessoires à l’histoire principale (problème au MI6 notamment) viennent alourdir l’histoire inutilement alors que le manque d’éléments franchement comiques comme dans plusieurs James Bond (surtout Roger Moore) vient un peu amplifier les problèmes de manque de réalisme clairement perceptible. James Bond doit s’assumer à 100%! Spectre est néanmoins une continuité fort honorable dans la série  et on souhaite simplement que le virage se poursuive!

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